Urbanisme

Démarches d’urbanisme

Vous avez un projet de construction, d’extension, de modification, d’aménagement ? Désormais, vous pouvez réaliser votre demande en ligne sur la plateforme du Guichet numérique des autorisations d’urbanisme (GNAU).

Quand faire votre demande ?

Prévoyez de réaliser vos démarches administratives au minimum 2 mois avant le début travaux.

Si votre projet est situé dans un périmètre de protection des monuments historiques, il est conseillé de prendre l’attache de l’Unité départementale de l’architecture et du patrimoine (UDAP) en amont du dépôt du dossier pour définir votre projet : comptez un mois de délai supplémentaire pour l’instruction de votre demande.

Ai-je le droit ?

Tout d’abord, il faut définir le champ d’application de votre demande.
La surface de plancher (SP) ou l’emprise au sol (ES) créées vont définir le champ d’application de l’autorisation à déposer en mairie.

  • PROJET < 5m² SP ou ES = Pas de formalité
  • 5m² SP ou ES > PROJET > 40 m² SP ou ES = Déclaration préalable
  • PROJET > 20 m² SP ou ES = Permis de construire

Les ravalements de façade, changements de menuiseries, réfection de toiture, édification de clôtures sont soumis au dépôt d’une déclaration préalable. Les démolitions sont soumises à permis de démolir.

Il existe une exception pour les extensions (agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci et ayant un lien physique et fonctionnel avec la construction existante.) en zone urbanisée : les zones en U = UC, UX, UR, UZ, US.

  • 5m² SP ou ES < PROJET < 40 m² SP ou ES = Déclaration préalable
  • PROJET > 40 m² SP ou ES = permis de construire

Les piscines ne sont pas soumises aux mêmes règles que les constructions (attention les pool House doivent répondre aux règles de constructions classique).

Bassin non couvert ou couverture inférieure à 1.80m de hauteur :

  • 10m² > Bassin > 100 m² = Déclaration préalable
  • Bassin > 100 m² = Permis de construire

Bassin dont la couverture est supérieure à 1.80 m de haut

  • Permis de construire peu importe la superficie du bassin

Emprise au sol

= Projection verticale au sol de la construction

Surface de plancher

= Ensemble des surfaces closes ET couvertes de plus de 1.80m de hauteur

Quand recourir à un architecte ?

  • Lorsque le permis de construire est déposé par une personne morale (entreprise, société, etc.)
  • Lorsque la surface de plancher dépasse 150 m² pour une construction autre qu’à usage agricole.
  • Lorsque les travaux prévus, sur une construction existante, sont soumis à permis de construire et :
    • Qu’ils conduisent la surface de plancher à dépasser le seuil des 150 m²
    • Ou que la construction existante dépasse déjà les 150 m² de surface de plancher

Quelles formalités à accomplir ?

Emprunt bancaire collectif d’une copropriété

Modifications des règles d’emprunt bancaire – 07 mars 2025

Cette fiche est à jour de la  loi n°2024-322 du 9 avril 2024  qui modifie les règles d’emprunt collectif.

Un décret doit néanmoins paraître pour préciser certaines informations (notamment, durée du prêt et examen de la capacité d’emprunt du syndicat des copropriétaires). Ces éléments seront mis à jour dès la parution du texte.

Un syndicat de copropriétaires peut faire un emprunt bancaire pour financer des travaux au sein de la copropriété. Ce prêt peut être fait pour l’ensemble des copropriétaires ou pour le compte de certains copropriétaires seulement. Trois types d’emprunt peuvent être souscrits. Nous vous présentons les informations à connaitre.

    L’emprunt bancaire est fait au nom du syndicat de copropriétaires pour le compte :

    • De l’ensemble des copropriétaires

    • Ou pour les seuls copropriétaires qui décident d’y participer

    • Ou pour les copropriétaires qui n’ont pas expressément refusé de participer à l’emprunt.

    Il est possible de distinguer 3 types d’emprunt collectif pour financer certains types de travaux dans une copropriété. L’emprunt est toujours souscrit par le syndicat des copropriétaires, par l’intermédiaire de son syndic :

    • Soit pour son compte. Dans ce cas, tous les copropriétaires participent à l’emprunt, sans exception.

    • Soit au bénéfice des copropriétaires consentants. Dans ce cas, le prêt concerne uniquement les copropriétaires qui décident volontairement d’y participer.

    • Soit au bénéfice des copropriétaires n’ayant pas refusé le prêt. Dans cette hypothèse, tous les copropriétaires qui n’ont pas refusé expressément le prêt y sont soumis.

    L’objet du prêt varie en fonction du type d’emprunt souscrit.

    Emprunt souscrit par le syndicat des copropriétaires pour son compte ou au bénéfice de copropriétaires consentants

    L’emprunt bancaire fait au nom du syndicat de copropriétaires ou pour le compte de copropriétaires volontaires peut financer les projets suivants :

    Emprunt souscrit au bénéfice des copropriétaires n’ayant pas refusé

    L’emprunt bancaire avec présomption d’adhésion de tous les copropriétaires peut financer les projets suivants :

    • Travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble ainsi qu’à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants, qui incluent les travaux portant sur la stabilité de l’immeuble, le clos, le couvert ou les réseaux et les travaux permettant d’assurer la mise en conformité des logements avec les normes de salubrité, de sécurité et d’équipement

    • Travaux rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou d’un arrêté municipal portant sur la sécurité ou la salubrité publique

    • Travaux participant de la réalisation de programmes de restauration immobilière, dans le cadre de plans de sauvegarde et de mise en valeur et de restauration immobilière

    • Travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite, sous réserve qu’ils n’affectent pas la structure de l’immeuble ou ses éléments d’équipement essentiels

    • Suppression des vide-ordures pour des impératifs d’hygiène

    • Travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre pouvant comprendre des travaux d’intérêt collectif réalisés sur les parties privatives et aux frais du copropriétaire du lot concerné, sauf dans le cas où ce dernier est en mesure de produire la preuve de la réalisation de travaux équivalents dans les 10 années précédentes.

    Le recours à l’emprunt bancaire par le syndicat des copropriétaires est soumis à certaines règles de formes. Plusieurs étapes sont ainsi à respecter.

    1. Inscription de la souscription de l’emprunt bancaire à l’ordre du jour de l’assemblée générale

    Le syndic doit inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée générale :

    • L’acquisition ou les travaux envisagés par la copropriété

    • La question de la souscription de l’emprunt bancaire, destiné à financer l’acquisition ou les travaux souhaités.

    Les conditions générales et particulières du projet de contrat de prêt et la proposition d’engagement de caution doivent être communiquées en même temps que l’ordre du jour. Ces documents assurent la validité de la décision du syndicat des copropriétaires.

    2. Vote en assemblée générale de la souscription d’un emprunt bancaire

    Au cours de la même assemblée générale, les copropriétaires doivent voter les opérations financées (travaux ou acquisition) et la souscription à l’emprunt bancaire. Ces deux questions sont votés séparément.

    Contenu de la décision

    L’assemblée générale ne peut pas voter simplement le principe de recourir à un prêt pour le financement des travaux ou de l’acquisition envisagés.

    La résolution votée doit mentionner les conditions essentielles de l’emprunt à souscrire, notamment :

    • Le montant du prêt

    • La durée du prêt

    • Les conditions générales du prêt

    • Son taux effectif global.

    L’autorisation de l’assemblée générale, ratifiant les conditions du prêt, permet au syndic d’emprunter au nom du syndicat des copropriétaires.

    Règles de majorité

    En principe, la décision de souscrire un emprunt est prise à l’unanimité des voix des copropriétaires.

    Par exception, la décision peut être votée à la même majorité que celle nécessaire au vote des travaux concernés. Cela concerne 3 cas :

    • Lorsque l’emprunt sert à préfinancer des subventions publiques accordées au syndicat de copropriétaires pour la réalisation de travaux votés

    • Lorsque l’emprunt bénéficie aux seuls copropriétaires qui décident d’y participer

    • Lorsque l’emprunt bénéficie aux copropriétaires qui sont considérés comme ayant accepté d’y participer (absence de refus exprès d’être soumis au prêt).

    3. Adhésion ou refus des copropriétaires de participer à l’emprunt

    Adhésion à l’emprunt

    les copropriétaires qui souhaitent recourir à l’emprunt doivent notifier leur décision au syndic lorsque le prêt porte sur :

    • Des travaux concernant les parties communes votés

    • Des travaux d’intérêts collectifs sur les parties privatives votés

    • Des actes d’acquisitions conformes à l’objet du syndicat et votés.

    La notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle doit indiquer le montant de l’emprunt que le copropriétaire souhaite demander, dans la limite de sa quote-part de dépenses.

    Cette notification d’adhésion doit intervenir dans un délai de 2 mois à partir de la notification du procès-verbal d’assemblée générale, sans ses annexes, à tous les copropriétaires.

    Refus de participer à l’emprunt

    L’ensemble des copropriétaires est considéré comme adhérant à la souscription de l’emprunt lorsque le prêt porte sur :

    • Des travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble ainsi qu’à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants

    • Des travaux rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou d’un arrêté municipal portant sur la sécurité ou la salubrité publique

    • Des travaux participant de la réalisation de programmes de restauration immobilière

    • Des travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite

    • La suppression des vide-ordures pour des impératifs d’hygiène

    • Des travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

    Les copropriétaires peuvent néanmoins refuser de participer à l’emprunt.

    Ils doivent alors notifier leur refus au syndic dans un délai de 2 mois à compter de la notification du procès-verbal de l’assemblée générale. Cette notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception.

    Ils ont également pour obligation de verser leur quote-part du prix des travaux dans les 6 mois de la notification du procès-verbal. Cette quote-part correspond à la contribution personnelle exigible au remboursement du capital et des intérêts, ainsi qu’au paiement des frais et honoraires.

    Attention

    Un vote « contre » ou une abstention ne sont pas assimilables à un refus de participer à l’emprunt.

    4. Souscription à l’emprunt

    Le contrat de prêt est signé par le syndic. Il doit être conforme au projet joint à l’ordre du jour et voté par l’assemblée générale.

    La signature du contrat de prêt s’effectue après le délai de 2 mois à partir de la notification de la décision d’assemblée générale aux copropriétaires. En effet, passé ce délai, l’assemblée générale ne peut plus être contestée par les copropriétaires opposants ou défaillants. La décision d’emprunter devient ainsi définitive.

    À noter

    En principe, le syndicat de copropriétaires doit être garanti par une caution, c’est-à-dire par un tiers (entreprise d’assurance ou une autre banque), pour prévenir les impayés de remboursement du prêt des copropriétaires. Cette caution est facultative lorsque le prêt souscrit sert au préfinancement des subventions publiques.

    5. Versement des sommes

    Le montant de l’emprunt est versé au syndicat des copropriétaires par l’établissement de crédit (banque).

    Attention

    Le syndic doit ouvrir un compte bancaire spécifique pour recevoir les fonds de l’emprunt souscrit pour les copropriétaires ne l’ayant pas refusé. Dans ce cas, le paiement des travaux est réalisé sur présentation des factures par le syndic à la banque.

    Le syndicat des copropriétaires doit reverser à la banque les sommes reçues des copropriétaires ont souscrit au prêt. C’est le syndic qui gère le montant et la périodicité (par exemple mensuel ou trimestriel) des appels de fonds à adresser à chaque copropriétaire concerné. Les copropriétaires remboursent le prêt dans la limite de leur quote-part de dépenses.

    À savoir

    Le syndic peut déléguer à la banque la gestion des appels de fonds liés à l’emprunt. Il doit alors obtenir l’autorisation expresse de l’assemblée générale. Dans ce cas, la banque prélèvera les fonds directement sur les comptes personnels de chaque copropriétaire.

    En cas d’impayé d’une mensualité du prêt, le syndic doit adresser une mise en demeure au copropriétaire défaillant.

    En cas d’échec de cette mise en demeure, et passé un délai de 30 jours, le syndic demande à la caution de rembourser les impayés du copropriétaire.

    La caution s’adresse ensuite au copropriétaire défaillant pour obtenir le remboursement de sa dette. En l’absence de recouvrement amiable des sommes, la caution peut mettre en oeuvre tous les moyens utiles (par exemple action en justice ou hypothèque sur le bien) pour obtenir le règlement des fonds.

Budget et charges de copropriété

    Comment faire si…

    Emprunt bancaire collectif d’une copropriété

    Modifications des règles d’emprunt bancaire – 07 mars 2025

    Cette fiche est à jour de la  loi n°2024-322 du 9 avril 2024  qui modifie les règles d’emprunt collectif.

    Un décret doit néanmoins paraître pour préciser certaines informations (notamment, durée du prêt et examen de la capacité d’emprunt du syndicat des copropriétaires). Ces éléments seront mis à jour dès la parution du texte.

    Un syndicat de copropriétaires peut faire un emprunt bancaire pour financer des travaux au sein de la copropriété. Ce prêt peut être fait pour l’ensemble des copropriétaires ou pour le compte de certains copropriétaires seulement. Trois types d’emprunt peuvent être souscrits. Nous vous présentons les informations à connaitre.

      L’emprunt bancaire est fait au nom du syndicat de copropriétaires pour le compte :

      • De l’ensemble des copropriétaires

      • Ou pour les seuls copropriétaires qui décident d’y participer

      • Ou pour les copropriétaires qui n’ont pas expressément refusé de participer à l’emprunt.

      Il est possible de distinguer 3 types d’emprunt collectif pour financer certains types de travaux dans une copropriété. L’emprunt est toujours souscrit par le syndicat des copropriétaires, par l’intermédiaire de son syndic :

      • Soit pour son compte. Dans ce cas, tous les copropriétaires participent à l’emprunt, sans exception.

      • Soit au bénéfice des copropriétaires consentants. Dans ce cas, le prêt concerne uniquement les copropriétaires qui décident volontairement d’y participer.

      • Soit au bénéfice des copropriétaires n’ayant pas refusé le prêt. Dans cette hypothèse, tous les copropriétaires qui n’ont pas refusé expressément le prêt y sont soumis.

      L’objet du prêt varie en fonction du type d’emprunt souscrit.

      Emprunt souscrit par le syndicat des copropriétaires pour son compte ou au bénéfice de copropriétaires consentants

      L’emprunt bancaire fait au nom du syndicat de copropriétaires ou pour le compte de copropriétaires volontaires peut financer les projets suivants :

      Emprunt souscrit au bénéfice des copropriétaires n’ayant pas refusé

      L’emprunt bancaire avec présomption d’adhésion de tous les copropriétaires peut financer les projets suivants :

      • Travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble ainsi qu’à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants, qui incluent les travaux portant sur la stabilité de l’immeuble, le clos, le couvert ou les réseaux et les travaux permettant d’assurer la mise en conformité des logements avec les normes de salubrité, de sécurité et d’équipement

      • Travaux rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou d’un arrêté municipal portant sur la sécurité ou la salubrité publique

      • Travaux participant de la réalisation de programmes de restauration immobilière, dans le cadre de plans de sauvegarde et de mise en valeur et de restauration immobilière

      • Travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite, sous réserve qu’ils n’affectent pas la structure de l’immeuble ou ses éléments d’équipement essentiels

      • Suppression des vide-ordures pour des impératifs d’hygiène

      • Travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre pouvant comprendre des travaux d’intérêt collectif réalisés sur les parties privatives et aux frais du copropriétaire du lot concerné, sauf dans le cas où ce dernier est en mesure de produire la preuve de la réalisation de travaux équivalents dans les 10 années précédentes.

      Le recours à l’emprunt bancaire par le syndicat des copropriétaires est soumis à certaines règles de formes. Plusieurs étapes sont ainsi à respecter.

      1. Inscription de la souscription de l’emprunt bancaire à l’ordre du jour de l’assemblée générale

      Le syndic doit inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée générale :

      • L’acquisition ou les travaux envisagés par la copropriété

      • La question de la souscription de l’emprunt bancaire, destiné à financer l’acquisition ou les travaux souhaités.

      Les conditions générales et particulières du projet de contrat de prêt et la proposition d’engagement de caution doivent être communiquées en même temps que l’ordre du jour. Ces documents assurent la validité de la décision du syndicat des copropriétaires.

      2. Vote en assemblée générale de la souscription d’un emprunt bancaire

      Au cours de la même assemblée générale, les copropriétaires doivent voter les opérations financées (travaux ou acquisition) et la souscription à l’emprunt bancaire. Ces deux questions sont votés séparément.

      Contenu de la décision

      L’assemblée générale ne peut pas voter simplement le principe de recourir à un prêt pour le financement des travaux ou de l’acquisition envisagés.

      La résolution votée doit mentionner les conditions essentielles de l’emprunt à souscrire, notamment :

      • Le montant du prêt

      • La durée du prêt

      • Les conditions générales du prêt

      • Son taux effectif global.

      L’autorisation de l’assemblée générale, ratifiant les conditions du prêt, permet au syndic d’emprunter au nom du syndicat des copropriétaires.

      Règles de majorité

      En principe, la décision de souscrire un emprunt est prise à l’unanimité des voix des copropriétaires.

      Par exception, la décision peut être votée à la même majorité que celle nécessaire au vote des travaux concernés. Cela concerne 3 cas :

      • Lorsque l’emprunt sert à préfinancer des subventions publiques accordées au syndicat de copropriétaires pour la réalisation de travaux votés

      • Lorsque l’emprunt bénéficie aux seuls copropriétaires qui décident d’y participer

      • Lorsque l’emprunt bénéficie aux copropriétaires qui sont considérés comme ayant accepté d’y participer (absence de refus exprès d’être soumis au prêt).

      3. Adhésion ou refus des copropriétaires de participer à l’emprunt

      Adhésion à l’emprunt

      les copropriétaires qui souhaitent recourir à l’emprunt doivent notifier leur décision au syndic lorsque le prêt porte sur :

      • Des travaux concernant les parties communes votés

      • Des travaux d’intérêts collectifs sur les parties privatives votés

      • Des actes d’acquisitions conformes à l’objet du syndicat et votés.

      La notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle doit indiquer le montant de l’emprunt que le copropriétaire souhaite demander, dans la limite de sa quote-part de dépenses.

      Cette notification d’adhésion doit intervenir dans un délai de 2 mois à partir de la notification du procès-verbal d’assemblée générale, sans ses annexes, à tous les copropriétaires.

      Refus de participer à l’emprunt

      L’ensemble des copropriétaires est considéré comme adhérant à la souscription de l’emprunt lorsque le prêt porte sur :

      • Des travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble ainsi qu’à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants

      • Des travaux rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou d’un arrêté municipal portant sur la sécurité ou la salubrité publique

      • Des travaux participant de la réalisation de programmes de restauration immobilière

      • Des travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite

      • La suppression des vide-ordures pour des impératifs d’hygiène

      • Des travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

      Les copropriétaires peuvent néanmoins refuser de participer à l’emprunt.

      Ils doivent alors notifier leur refus au syndic dans un délai de 2 mois à compter de la notification du procès-verbal de l’assemblée générale. Cette notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception.

      Ils ont également pour obligation de verser leur quote-part du prix des travaux dans les 6 mois de la notification du procès-verbal. Cette quote-part correspond à la contribution personnelle exigible au remboursement du capital et des intérêts, ainsi qu’au paiement des frais et honoraires.

      Attention

      Un vote « contre » ou une abstention ne sont pas assimilables à un refus de participer à l’emprunt.

      4. Souscription à l’emprunt

      Le contrat de prêt est signé par le syndic. Il doit être conforme au projet joint à l’ordre du jour et voté par l’assemblée générale.

      La signature du contrat de prêt s’effectue après le délai de 2 mois à partir de la notification de la décision d’assemblée générale aux copropriétaires. En effet, passé ce délai, l’assemblée générale ne peut plus être contestée par les copropriétaires opposants ou défaillants. La décision d’emprunter devient ainsi définitive.

      À noter

      En principe, le syndicat de copropriétaires doit être garanti par une caution, c’est-à-dire par un tiers (entreprise d’assurance ou une autre banque), pour prévenir les impayés de remboursement du prêt des copropriétaires. Cette caution est facultative lorsque le prêt souscrit sert au préfinancement des subventions publiques.

      5. Versement des sommes

      Le montant de l’emprunt est versé au syndicat des copropriétaires par l’établissement de crédit (banque).

      Attention

      Le syndic doit ouvrir un compte bancaire spécifique pour recevoir les fonds de l’emprunt souscrit pour les copropriétaires ne l’ayant pas refusé. Dans ce cas, le paiement des travaux est réalisé sur présentation des factures par le syndic à la banque.

      Le syndicat des copropriétaires doit reverser à la banque les sommes reçues des copropriétaires ont souscrit au prêt. C’est le syndic qui gère le montant et la périodicité (par exemple mensuel ou trimestriel) des appels de fonds à adresser à chaque copropriétaire concerné. Les copropriétaires remboursent le prêt dans la limite de leur quote-part de dépenses.

      À savoir

      Le syndic peut déléguer à la banque la gestion des appels de fonds liés à l’emprunt. Il doit alors obtenir l’autorisation expresse de l’assemblée générale. Dans ce cas, la banque prélèvera les fonds directement sur les comptes personnels de chaque copropriétaire.

      En cas d’impayé d’une mensualité du prêt, le syndic doit adresser une mise en demeure au copropriétaire défaillant.

      En cas d’échec de cette mise en demeure, et passé un délai de 30 jours, le syndic demande à la caution de rembourser les impayés du copropriétaire.

      La caution s’adresse ensuite au copropriétaire défaillant pour obtenir le remboursement de sa dette. En l’absence de recouvrement amiable des sommes, la caution peut mettre en oeuvre tous les moyens utiles (par exemple action en justice ou hypothèque sur le bien) pour obtenir le règlement des fonds.

    Budget et charges de copropriété

      Comment faire si…

      Le délai d’instruction de droit commun est de 2 mois pour les travaux portant sur une maison individuelle et ses annexes et de 3 mois pour les autres demandes.

      Emprunt bancaire collectif d’une copropriété

      Modifications des règles d’emprunt bancaire – 07 mars 2025

      Cette fiche est à jour de la  loi n°2024-322 du 9 avril 2024  qui modifie les règles d’emprunt collectif.

      Un décret doit néanmoins paraître pour préciser certaines informations (notamment, durée du prêt et examen de la capacité d’emprunt du syndicat des copropriétaires). Ces éléments seront mis à jour dès la parution du texte.

      Un syndicat de copropriétaires peut faire un emprunt bancaire pour financer des travaux au sein de la copropriété. Ce prêt peut être fait pour l’ensemble des copropriétaires ou pour le compte de certains copropriétaires seulement. Trois types d’emprunt peuvent être souscrits. Nous vous présentons les informations à connaitre.

        L’emprunt bancaire est fait au nom du syndicat de copropriétaires pour le compte :

        • De l’ensemble des copropriétaires

        • Ou pour les seuls copropriétaires qui décident d’y participer

        • Ou pour les copropriétaires qui n’ont pas expressément refusé de participer à l’emprunt.

        Il est possible de distinguer 3 types d’emprunt collectif pour financer certains types de travaux dans une copropriété. L’emprunt est toujours souscrit par le syndicat des copropriétaires, par l’intermédiaire de son syndic :

        • Soit pour son compte. Dans ce cas, tous les copropriétaires participent à l’emprunt, sans exception.

        • Soit au bénéfice des copropriétaires consentants. Dans ce cas, le prêt concerne uniquement les copropriétaires qui décident volontairement d’y participer.

        • Soit au bénéfice des copropriétaires n’ayant pas refusé le prêt. Dans cette hypothèse, tous les copropriétaires qui n’ont pas refusé expressément le prêt y sont soumis.

        L’objet du prêt varie en fonction du type d’emprunt souscrit.

        Emprunt souscrit par le syndicat des copropriétaires pour son compte ou au bénéfice de copropriétaires consentants

        L’emprunt bancaire fait au nom du syndicat de copropriétaires ou pour le compte de copropriétaires volontaires peut financer les projets suivants :

        Emprunt souscrit au bénéfice des copropriétaires n’ayant pas refusé

        L’emprunt bancaire avec présomption d’adhésion de tous les copropriétaires peut financer les projets suivants :

        • Travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble ainsi qu’à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants, qui incluent les travaux portant sur la stabilité de l’immeuble, le clos, le couvert ou les réseaux et les travaux permettant d’assurer la mise en conformité des logements avec les normes de salubrité, de sécurité et d’équipement

        • Travaux rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou d’un arrêté municipal portant sur la sécurité ou la salubrité publique

        • Travaux participant de la réalisation de programmes de restauration immobilière, dans le cadre de plans de sauvegarde et de mise en valeur et de restauration immobilière

        • Travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite, sous réserve qu’ils n’affectent pas la structure de l’immeuble ou ses éléments d’équipement essentiels

        • Suppression des vide-ordures pour des impératifs d’hygiène

        • Travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre pouvant comprendre des travaux d’intérêt collectif réalisés sur les parties privatives et aux frais du copropriétaire du lot concerné, sauf dans le cas où ce dernier est en mesure de produire la preuve de la réalisation de travaux équivalents dans les 10 années précédentes.

        Le recours à l’emprunt bancaire par le syndicat des copropriétaires est soumis à certaines règles de formes. Plusieurs étapes sont ainsi à respecter.

        1. Inscription de la souscription de l’emprunt bancaire à l’ordre du jour de l’assemblée générale

        Le syndic doit inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée générale :

        • L’acquisition ou les travaux envisagés par la copropriété

        • La question de la souscription de l’emprunt bancaire, destiné à financer l’acquisition ou les travaux souhaités.

        Les conditions générales et particulières du projet de contrat de prêt et la proposition d’engagement de caution doivent être communiquées en même temps que l’ordre du jour. Ces documents assurent la validité de la décision du syndicat des copropriétaires.

        2. Vote en assemblée générale de la souscription d’un emprunt bancaire

        Au cours de la même assemblée générale, les copropriétaires doivent voter les opérations financées (travaux ou acquisition) et la souscription à l’emprunt bancaire. Ces deux questions sont votés séparément.

        Contenu de la décision

        L’assemblée générale ne peut pas voter simplement le principe de recourir à un prêt pour le financement des travaux ou de l’acquisition envisagés.

        La résolution votée doit mentionner les conditions essentielles de l’emprunt à souscrire, notamment :

        • Le montant du prêt

        • La durée du prêt

        • Les conditions générales du prêt

        • Son taux effectif global.

        L’autorisation de l’assemblée générale, ratifiant les conditions du prêt, permet au syndic d’emprunter au nom du syndicat des copropriétaires.

        Règles de majorité

        En principe, la décision de souscrire un emprunt est prise à l’unanimité des voix des copropriétaires.

        Par exception, la décision peut être votée à la même majorité que celle nécessaire au vote des travaux concernés. Cela concerne 3 cas :

        • Lorsque l’emprunt sert à préfinancer des subventions publiques accordées au syndicat de copropriétaires pour la réalisation de travaux votés

        • Lorsque l’emprunt bénéficie aux seuls copropriétaires qui décident d’y participer

        • Lorsque l’emprunt bénéficie aux copropriétaires qui sont considérés comme ayant accepté d’y participer (absence de refus exprès d’être soumis au prêt).

        3. Adhésion ou refus des copropriétaires de participer à l’emprunt

        Adhésion à l’emprunt

        les copropriétaires qui souhaitent recourir à l’emprunt doivent notifier leur décision au syndic lorsque le prêt porte sur :

        • Des travaux concernant les parties communes votés

        • Des travaux d’intérêts collectifs sur les parties privatives votés

        • Des actes d’acquisitions conformes à l’objet du syndicat et votés.

        La notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle doit indiquer le montant de l’emprunt que le copropriétaire souhaite demander, dans la limite de sa quote-part de dépenses.

        Cette notification d’adhésion doit intervenir dans un délai de 2 mois à partir de la notification du procès-verbal d’assemblée générale, sans ses annexes, à tous les copropriétaires.

        Refus de participer à l’emprunt

        L’ensemble des copropriétaires est considéré comme adhérant à la souscription de l’emprunt lorsque le prêt porte sur :

        • Des travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble ainsi qu’à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants

        • Des travaux rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou d’un arrêté municipal portant sur la sécurité ou la salubrité publique

        • Des travaux participant de la réalisation de programmes de restauration immobilière

        • Des travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite

        • La suppression des vide-ordures pour des impératifs d’hygiène

        • Des travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

        Les copropriétaires peuvent néanmoins refuser de participer à l’emprunt.

        Ils doivent alors notifier leur refus au syndic dans un délai de 2 mois à compter de la notification du procès-verbal de l’assemblée générale. Cette notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception.

        Ils ont également pour obligation de verser leur quote-part du prix des travaux dans les 6 mois de la notification du procès-verbal. Cette quote-part correspond à la contribution personnelle exigible au remboursement du capital et des intérêts, ainsi qu’au paiement des frais et honoraires.

        Attention

        Un vote « contre » ou une abstention ne sont pas assimilables à un refus de participer à l’emprunt.

        4. Souscription à l’emprunt

        Le contrat de prêt est signé par le syndic. Il doit être conforme au projet joint à l’ordre du jour et voté par l’assemblée générale.

        La signature du contrat de prêt s’effectue après le délai de 2 mois à partir de la notification de la décision d’assemblée générale aux copropriétaires. En effet, passé ce délai, l’assemblée générale ne peut plus être contestée par les copropriétaires opposants ou défaillants. La décision d’emprunter devient ainsi définitive.

        À noter

        En principe, le syndicat de copropriétaires doit être garanti par une caution, c’est-à-dire par un tiers (entreprise d’assurance ou une autre banque), pour prévenir les impayés de remboursement du prêt des copropriétaires. Cette caution est facultative lorsque le prêt souscrit sert au préfinancement des subventions publiques.

        5. Versement des sommes

        Le montant de l’emprunt est versé au syndicat des copropriétaires par l’établissement de crédit (banque).

        Attention

        Le syndic doit ouvrir un compte bancaire spécifique pour recevoir les fonds de l’emprunt souscrit pour les copropriétaires ne l’ayant pas refusé. Dans ce cas, le paiement des travaux est réalisé sur présentation des factures par le syndic à la banque.

        Le syndicat des copropriétaires doit reverser à la banque les sommes reçues des copropriétaires ont souscrit au prêt. C’est le syndic qui gère le montant et la périodicité (par exemple mensuel ou trimestriel) des appels de fonds à adresser à chaque copropriétaire concerné. Les copropriétaires remboursent le prêt dans la limite de leur quote-part de dépenses.

        À savoir

        Le syndic peut déléguer à la banque la gestion des appels de fonds liés à l’emprunt. Il doit alors obtenir l’autorisation expresse de l’assemblée générale. Dans ce cas, la banque prélèvera les fonds directement sur les comptes personnels de chaque copropriétaire.

        En cas d’impayé d’une mensualité du prêt, le syndic doit adresser une mise en demeure au copropriétaire défaillant.

        En cas d’échec de cette mise en demeure, et passé un délai de 30 jours, le syndic demande à la caution de rembourser les impayés du copropriétaire.

        La caution s’adresse ensuite au copropriétaire défaillant pour obtenir le remboursement de sa dette. En l’absence de recouvrement amiable des sommes, la caution peut mettre en oeuvre tous les moyens utiles (par exemple action en justice ou hypothèque sur le bien) pour obtenir le règlement des fonds.

      Budget et charges de copropriété

        Comment faire si…

        Le recours à un architecte est obligatoire lorsque la surface de plancher de la future construction dépasse 150 m², lorsque le permis est déposé par une personne morale (exemple : SCI, SARL, …) ou que les travaux sur une construction existante conduisent la surface de plancher ou l’emprise au sol à dépasser le seuil des 150 m².

        Le délai d’instruction de droit commun est de 3 mois.

        Emprunt bancaire collectif d’une copropriété

        Modifications des règles d’emprunt bancaire – 07 mars 2025

        Cette fiche est à jour de la  loi n°2024-322 du 9 avril 2024  qui modifie les règles d’emprunt collectif.

        Un décret doit néanmoins paraître pour préciser certaines informations (notamment, durée du prêt et examen de la capacité d’emprunt du syndicat des copropriétaires). Ces éléments seront mis à jour dès la parution du texte.

        Un syndicat de copropriétaires peut faire un emprunt bancaire pour financer des travaux au sein de la copropriété. Ce prêt peut être fait pour l’ensemble des copropriétaires ou pour le compte de certains copropriétaires seulement. Trois types d’emprunt peuvent être souscrits. Nous vous présentons les informations à connaitre.

          L’emprunt bancaire est fait au nom du syndicat de copropriétaires pour le compte :

          • De l’ensemble des copropriétaires

          • Ou pour les seuls copropriétaires qui décident d’y participer

          • Ou pour les copropriétaires qui n’ont pas expressément refusé de participer à l’emprunt.

          Il est possible de distinguer 3 types d’emprunt collectif pour financer certains types de travaux dans une copropriété. L’emprunt est toujours souscrit par le syndicat des copropriétaires, par l’intermédiaire de son syndic :

          • Soit pour son compte. Dans ce cas, tous les copropriétaires participent à l’emprunt, sans exception.

          • Soit au bénéfice des copropriétaires consentants. Dans ce cas, le prêt concerne uniquement les copropriétaires qui décident volontairement d’y participer.

          • Soit au bénéfice des copropriétaires n’ayant pas refusé le prêt. Dans cette hypothèse, tous les copropriétaires qui n’ont pas refusé expressément le prêt y sont soumis.

          L’objet du prêt varie en fonction du type d’emprunt souscrit.

          Emprunt souscrit par le syndicat des copropriétaires pour son compte ou au bénéfice de copropriétaires consentants

          L’emprunt bancaire fait au nom du syndicat de copropriétaires ou pour le compte de copropriétaires volontaires peut financer les projets suivants :

          Emprunt souscrit au bénéfice des copropriétaires n’ayant pas refusé

          L’emprunt bancaire avec présomption d’adhésion de tous les copropriétaires peut financer les projets suivants :

          • Travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble ainsi qu’à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants, qui incluent les travaux portant sur la stabilité de l’immeuble, le clos, le couvert ou les réseaux et les travaux permettant d’assurer la mise en conformité des logements avec les normes de salubrité, de sécurité et d’équipement

          • Travaux rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou d’un arrêté municipal portant sur la sécurité ou la salubrité publique

          • Travaux participant de la réalisation de programmes de restauration immobilière, dans le cadre de plans de sauvegarde et de mise en valeur et de restauration immobilière

          • Travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite, sous réserve qu’ils n’affectent pas la structure de l’immeuble ou ses éléments d’équipement essentiels

          • Suppression des vide-ordures pour des impératifs d’hygiène

          • Travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre pouvant comprendre des travaux d’intérêt collectif réalisés sur les parties privatives et aux frais du copropriétaire du lot concerné, sauf dans le cas où ce dernier est en mesure de produire la preuve de la réalisation de travaux équivalents dans les 10 années précédentes.

          Le recours à l’emprunt bancaire par le syndicat des copropriétaires est soumis à certaines règles de formes. Plusieurs étapes sont ainsi à respecter.

          1. Inscription de la souscription de l’emprunt bancaire à l’ordre du jour de l’assemblée générale

          Le syndic doit inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée générale :

          • L’acquisition ou les travaux envisagés par la copropriété

          • La question de la souscription de l’emprunt bancaire, destiné à financer l’acquisition ou les travaux souhaités.

          Les conditions générales et particulières du projet de contrat de prêt et la proposition d’engagement de caution doivent être communiquées en même temps que l’ordre du jour. Ces documents assurent la validité de la décision du syndicat des copropriétaires.

          2. Vote en assemblée générale de la souscription d’un emprunt bancaire

          Au cours de la même assemblée générale, les copropriétaires doivent voter les opérations financées (travaux ou acquisition) et la souscription à l’emprunt bancaire. Ces deux questions sont votés séparément.

          Contenu de la décision

          L’assemblée générale ne peut pas voter simplement le principe de recourir à un prêt pour le financement des travaux ou de l’acquisition envisagés.

          La résolution votée doit mentionner les conditions essentielles de l’emprunt à souscrire, notamment :

          • Le montant du prêt

          • La durée du prêt

          • Les conditions générales du prêt

          • Son taux effectif global.

          L’autorisation de l’assemblée générale, ratifiant les conditions du prêt, permet au syndic d’emprunter au nom du syndicat des copropriétaires.

          Règles de majorité

          En principe, la décision de souscrire un emprunt est prise à l’unanimité des voix des copropriétaires.

          Par exception, la décision peut être votée à la même majorité que celle nécessaire au vote des travaux concernés. Cela concerne 3 cas :

          • Lorsque l’emprunt sert à préfinancer des subventions publiques accordées au syndicat de copropriétaires pour la réalisation de travaux votés

          • Lorsque l’emprunt bénéficie aux seuls copropriétaires qui décident d’y participer

          • Lorsque l’emprunt bénéficie aux copropriétaires qui sont considérés comme ayant accepté d’y participer (absence de refus exprès d’être soumis au prêt).

          3. Adhésion ou refus des copropriétaires de participer à l’emprunt

          Adhésion à l’emprunt

          les copropriétaires qui souhaitent recourir à l’emprunt doivent notifier leur décision au syndic lorsque le prêt porte sur :

          • Des travaux concernant les parties communes votés

          • Des travaux d’intérêts collectifs sur les parties privatives votés

          • Des actes d’acquisitions conformes à l’objet du syndicat et votés.

          La notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle doit indiquer le montant de l’emprunt que le copropriétaire souhaite demander, dans la limite de sa quote-part de dépenses.

          Cette notification d’adhésion doit intervenir dans un délai de 2 mois à partir de la notification du procès-verbal d’assemblée générale, sans ses annexes, à tous les copropriétaires.

          Refus de participer à l’emprunt

          L’ensemble des copropriétaires est considéré comme adhérant à la souscription de l’emprunt lorsque le prêt porte sur :

          • Des travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble ainsi qu’à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants

          • Des travaux rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou d’un arrêté municipal portant sur la sécurité ou la salubrité publique

          • Des travaux participant de la réalisation de programmes de restauration immobilière

          • Des travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite

          • La suppression des vide-ordures pour des impératifs d’hygiène

          • Des travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

          Les copropriétaires peuvent néanmoins refuser de participer à l’emprunt.

          Ils doivent alors notifier leur refus au syndic dans un délai de 2 mois à compter de la notification du procès-verbal de l’assemblée générale. Cette notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception.

          Ils ont également pour obligation de verser leur quote-part du prix des travaux dans les 6 mois de la notification du procès-verbal. Cette quote-part correspond à la contribution personnelle exigible au remboursement du capital et des intérêts, ainsi qu’au paiement des frais et honoraires.

          Attention

          Un vote « contre » ou une abstention ne sont pas assimilables à un refus de participer à l’emprunt.

          4. Souscription à l’emprunt

          Le contrat de prêt est signé par le syndic. Il doit être conforme au projet joint à l’ordre du jour et voté par l’assemblée générale.

          La signature du contrat de prêt s’effectue après le délai de 2 mois à partir de la notification de la décision d’assemblée générale aux copropriétaires. En effet, passé ce délai, l’assemblée générale ne peut plus être contestée par les copropriétaires opposants ou défaillants. La décision d’emprunter devient ainsi définitive.

          À noter

          En principe, le syndicat de copropriétaires doit être garanti par une caution, c’est-à-dire par un tiers (entreprise d’assurance ou une autre banque), pour prévenir les impayés de remboursement du prêt des copropriétaires. Cette caution est facultative lorsque le prêt souscrit sert au préfinancement des subventions publiques.

          5. Versement des sommes

          Le montant de l’emprunt est versé au syndicat des copropriétaires par l’établissement de crédit (banque).

          Attention

          Le syndic doit ouvrir un compte bancaire spécifique pour recevoir les fonds de l’emprunt souscrit pour les copropriétaires ne l’ayant pas refusé. Dans ce cas, le paiement des travaux est réalisé sur présentation des factures par le syndic à la banque.

          Le syndicat des copropriétaires doit reverser à la banque les sommes reçues des copropriétaires ont souscrit au prêt. C’est le syndic qui gère le montant et la périodicité (par exemple mensuel ou trimestriel) des appels de fonds à adresser à chaque copropriétaire concerné. Les copropriétaires remboursent le prêt dans la limite de leur quote-part de dépenses.

          À savoir

          Le syndic peut déléguer à la banque la gestion des appels de fonds liés à l’emprunt. Il doit alors obtenir l’autorisation expresse de l’assemblée générale. Dans ce cas, la banque prélèvera les fonds directement sur les comptes personnels de chaque copropriétaire.

          En cas d’impayé d’une mensualité du prêt, le syndic doit adresser une mise en demeure au copropriétaire défaillant.

          En cas d’échec de cette mise en demeure, et passé un délai de 30 jours, le syndic demande à la caution de rembourser les impayés du copropriétaire.

          La caution s’adresse ensuite au copropriétaire défaillant pour obtenir le remboursement de sa dette. En l’absence de recouvrement amiable des sommes, la caution peut mettre en oeuvre tous les moyens utiles (par exemple action en justice ou hypothèque sur le bien) pour obtenir le règlement des fonds.

        Budget et charges de copropriété

          Comment faire si…

          Le recours à un architecte est obligatoire lorsque la surface de plancher de la future construction dépasse 150 m², lorsque le permis est déposé par une personne morale (exemple : SCI, SARL, …) ou que les travaux sur une construction existante conduisent la surface de plancher ou l’emprise au sol à dépasser le seuil des 150 m².

          Le délai d’instruction de droit commun est de 2 mois.

          Emprunt bancaire collectif d’une copropriété

          Modifications des règles d’emprunt bancaire – 07 mars 2025

          Cette fiche est à jour de la  loi n°2024-322 du 9 avril 2024  qui modifie les règles d’emprunt collectif.

          Un décret doit néanmoins paraître pour préciser certaines informations (notamment, durée du prêt et examen de la capacité d’emprunt du syndicat des copropriétaires). Ces éléments seront mis à jour dès la parution du texte.

          Un syndicat de copropriétaires peut faire un emprunt bancaire pour financer des travaux au sein de la copropriété. Ce prêt peut être fait pour l’ensemble des copropriétaires ou pour le compte de certains copropriétaires seulement. Trois types d’emprunt peuvent être souscrits. Nous vous présentons les informations à connaitre.

            L’emprunt bancaire est fait au nom du syndicat de copropriétaires pour le compte :

            • De l’ensemble des copropriétaires

            • Ou pour les seuls copropriétaires qui décident d’y participer

            • Ou pour les copropriétaires qui n’ont pas expressément refusé de participer à l’emprunt.

            Il est possible de distinguer 3 types d’emprunt collectif pour financer certains types de travaux dans une copropriété. L’emprunt est toujours souscrit par le syndicat des copropriétaires, par l’intermédiaire de son syndic :

            • Soit pour son compte. Dans ce cas, tous les copropriétaires participent à l’emprunt, sans exception.

            • Soit au bénéfice des copropriétaires consentants. Dans ce cas, le prêt concerne uniquement les copropriétaires qui décident volontairement d’y participer.

            • Soit au bénéfice des copropriétaires n’ayant pas refusé le prêt. Dans cette hypothèse, tous les copropriétaires qui n’ont pas refusé expressément le prêt y sont soumis.

            L’objet du prêt varie en fonction du type d’emprunt souscrit.

            Emprunt souscrit par le syndicat des copropriétaires pour son compte ou au bénéfice de copropriétaires consentants

            L’emprunt bancaire fait au nom du syndicat de copropriétaires ou pour le compte de copropriétaires volontaires peut financer les projets suivants :

            Emprunt souscrit au bénéfice des copropriétaires n’ayant pas refusé

            L’emprunt bancaire avec présomption d’adhésion de tous les copropriétaires peut financer les projets suivants :

            • Travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble ainsi qu’à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants, qui incluent les travaux portant sur la stabilité de l’immeuble, le clos, le couvert ou les réseaux et les travaux permettant d’assurer la mise en conformité des logements avec les normes de salubrité, de sécurité et d’équipement

            • Travaux rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou d’un arrêté municipal portant sur la sécurité ou la salubrité publique

            • Travaux participant de la réalisation de programmes de restauration immobilière, dans le cadre de plans de sauvegarde et de mise en valeur et de restauration immobilière

            • Travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite, sous réserve qu’ils n’affectent pas la structure de l’immeuble ou ses éléments d’équipement essentiels

            • Suppression des vide-ordures pour des impératifs d’hygiène

            • Travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre pouvant comprendre des travaux d’intérêt collectif réalisés sur les parties privatives et aux frais du copropriétaire du lot concerné, sauf dans le cas où ce dernier est en mesure de produire la preuve de la réalisation de travaux équivalents dans les 10 années précédentes.

            Le recours à l’emprunt bancaire par le syndicat des copropriétaires est soumis à certaines règles de formes. Plusieurs étapes sont ainsi à respecter.

            1. Inscription de la souscription de l’emprunt bancaire à l’ordre du jour de l’assemblée générale

            Le syndic doit inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée générale :

            • L’acquisition ou les travaux envisagés par la copropriété

            • La question de la souscription de l’emprunt bancaire, destiné à financer l’acquisition ou les travaux souhaités.

            Les conditions générales et particulières du projet de contrat de prêt et la proposition d’engagement de caution doivent être communiquées en même temps que l’ordre du jour. Ces documents assurent la validité de la décision du syndicat des copropriétaires.

            2. Vote en assemblée générale de la souscription d’un emprunt bancaire

            Au cours de la même assemblée générale, les copropriétaires doivent voter les opérations financées (travaux ou acquisition) et la souscription à l’emprunt bancaire. Ces deux questions sont votés séparément.

            Contenu de la décision

            L’assemblée générale ne peut pas voter simplement le principe de recourir à un prêt pour le financement des travaux ou de l’acquisition envisagés.

            La résolution votée doit mentionner les conditions essentielles de l’emprunt à souscrire, notamment :

            • Le montant du prêt

            • La durée du prêt

            • Les conditions générales du prêt

            • Son taux effectif global.

            L’autorisation de l’assemblée générale, ratifiant les conditions du prêt, permet au syndic d’emprunter au nom du syndicat des copropriétaires.

            Règles de majorité

            En principe, la décision de souscrire un emprunt est prise à l’unanimité des voix des copropriétaires.

            Par exception, la décision peut être votée à la même majorité que celle nécessaire au vote des travaux concernés. Cela concerne 3 cas :

            • Lorsque l’emprunt sert à préfinancer des subventions publiques accordées au syndicat de copropriétaires pour la réalisation de travaux votés

            • Lorsque l’emprunt bénéficie aux seuls copropriétaires qui décident d’y participer

            • Lorsque l’emprunt bénéficie aux copropriétaires qui sont considérés comme ayant accepté d’y participer (absence de refus exprès d’être soumis au prêt).

            3. Adhésion ou refus des copropriétaires de participer à l’emprunt

            Adhésion à l’emprunt

            les copropriétaires qui souhaitent recourir à l’emprunt doivent notifier leur décision au syndic lorsque le prêt porte sur :

            • Des travaux concernant les parties communes votés

            • Des travaux d’intérêts collectifs sur les parties privatives votés

            • Des actes d’acquisitions conformes à l’objet du syndicat et votés.

            La notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle doit indiquer le montant de l’emprunt que le copropriétaire souhaite demander, dans la limite de sa quote-part de dépenses.

            Cette notification d’adhésion doit intervenir dans un délai de 2 mois à partir de la notification du procès-verbal d’assemblée générale, sans ses annexes, à tous les copropriétaires.

            Refus de participer à l’emprunt

            L’ensemble des copropriétaires est considéré comme adhérant à la souscription de l’emprunt lorsque le prêt porte sur :

            • Des travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble ainsi qu’à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants

            • Des travaux rendus obligatoires en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou d’un arrêté municipal portant sur la sécurité ou la salubrité publique

            • Des travaux participant de la réalisation de programmes de restauration immobilière

            • Des travaux d’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite

            • La suppression des vide-ordures pour des impératifs d’hygiène

            • Des travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

            Les copropriétaires peuvent néanmoins refuser de participer à l’emprunt.

            Ils doivent alors notifier leur refus au syndic dans un délai de 2 mois à compter de la notification du procès-verbal de l’assemblée générale. Cette notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception.

            Ils ont également pour obligation de verser leur quote-part du prix des travaux dans les 6 mois de la notification du procès-verbal. Cette quote-part correspond à la contribution personnelle exigible au remboursement du capital et des intérêts, ainsi qu’au paiement des frais et honoraires.

            Attention

            Un vote « contre » ou une abstention ne sont pas assimilables à un refus de participer à l’emprunt.

            4. Souscription à l’emprunt

            Le contrat de prêt est signé par le syndic. Il doit être conforme au projet joint à l’ordre du jour et voté par l’assemblée générale.

            La signature du contrat de prêt s’effectue après le délai de 2 mois à partir de la notification de la décision d’assemblée générale aux copropriétaires. En effet, passé ce délai, l’assemblée générale ne peut plus être contestée par les copropriétaires opposants ou défaillants. La décision d’emprunter devient ainsi définitive.

            À noter

            En principe, le syndicat de copropriétaires doit être garanti par une caution, c’est-à-dire par un tiers (entreprise d’assurance ou une autre banque), pour prévenir les impayés de remboursement du prêt des copropriétaires. Cette caution est facultative lorsque le prêt souscrit sert au préfinancement des subventions publiques.

            5. Versement des sommes

            Le montant de l’emprunt est versé au syndicat des copropriétaires par l’établissement de crédit (banque).

            Attention

            Le syndic doit ouvrir un compte bancaire spécifique pour recevoir les fonds de l’emprunt souscrit pour les copropriétaires ne l’ayant pas refusé. Dans ce cas, le paiement des travaux est réalisé sur présentation des factures par le syndic à la banque.

            Le syndicat des copropriétaires doit reverser à la banque les sommes reçues des copropriétaires ont souscrit au prêt. C’est le syndic qui gère le montant et la périodicité (par exemple mensuel ou trimestriel) des appels de fonds à adresser à chaque copropriétaire concerné. Les copropriétaires remboursent le prêt dans la limite de leur quote-part de dépenses.

            À savoir

            Le syndic peut déléguer à la banque la gestion des appels de fonds liés à l’emprunt. Il doit alors obtenir l’autorisation expresse de l’assemblée générale. Dans ce cas, la banque prélèvera les fonds directement sur les comptes personnels de chaque copropriétaire.

            En cas d’impayé d’une mensualité du prêt, le syndic doit adresser une mise en demeure au copropriétaire défaillant.

            En cas d’échec de cette mise en demeure, et passé un délai de 30 jours, le syndic demande à la caution de rembourser les impayés du copropriétaire.

            La caution s’adresse ensuite au copropriétaire défaillant pour obtenir le remboursement de sa dette. En l’absence de recouvrement amiable des sommes, la caution peut mettre en oeuvre tous les moyens utiles (par exemple action en justice ou hypothèque sur le bien) pour obtenir le règlement des fonds.

          Budget et charges de copropriété

            Comment faire si…

            Pour les travaux portant sur des bâtiments accueillant du public (commerces, restaurants …) se référer à la page spécifique.

            Faire sa demande en ligne

            Désormais pour réaliser vos démarches d’urbanisme, la commune met à votre disposition un service en ligne, le Guichet numérique des autorisations d’urbanisme (GNAU) sécurisé, gratuit et facilement accessible.
            Il vous permet d’accéder aux formulaires en ligne, de remplir la demande d’autorisation d’urbanisme nécessaire et de joindre les annexes puis de télétransmettre le dossier de demande à la commune.

            La cellule urbanisme reste votre interlocuteur privilégié pour vous accompagner tout au long de la procédure. N’hésitez pas à la solliciter dès la construction de votre dossier : urbanisme01@ussel19.fr

            Contact