Urbanisme

Démarches d’urbanisme

Vous avez un projet de construction, d’extension, de modification, d’aménagement ? Désormais, vous pouvez réaliser votre demande en ligne sur la plateforme du Guichet numérique des autorisations d’urbanisme (GNAU).

Quand faire votre demande ?

Prévoyez de réaliser vos démarches administratives au minimum 2 mois avant le début travaux.

Si votre projet est situé dans un périmètre de protection des monuments historiques, il est conseillé de prendre l’attache de l’Unité départementale de l’architecture et du patrimoine (UDAP) en amont du dépôt du dossier pour définir votre projet : comptez un mois de délai supplémentaire pour l’instruction de votre demande.

Ai-je le droit ?

Tout d’abord, il faut définir le champ d’application de votre demande.
La surface de plancher (SP) ou l’emprise au sol (ES) créées vont définir le champ d’application de l’autorisation à déposer en mairie.

  • PROJET < 5m² SP ou ES = Pas de formalité
  • 5m² SP ou ES > PROJET > 40 m² SP ou ES = Déclaration préalable
  • PROJET > 20 m² SP ou ES = Permis de construire

Les ravalements de façade, changements de menuiseries, réfection de toiture, édification de clôtures sont soumis au dépôt d’une déclaration préalable. Les démolitions sont soumises à permis de démolir.

Il existe une exception pour les extensions (agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci et ayant un lien physique et fonctionnel avec la construction existante.) en zone urbanisée : les zones en U = UC, UX, UR, UZ, US.

  • 5m² SP ou ES < PROJET < 40 m² SP ou ES = Déclaration préalable
  • PROJET > 40 m² SP ou ES = permis de construire

Les piscines ne sont pas soumises aux mêmes règles que les constructions (attention les pool House doivent répondre aux règles de constructions classique).

Bassin non couvert ou couverture inférieure à 1.80m de hauteur :

  • 10m² > Bassin > 100 m² = Déclaration préalable
  • Bassin > 100 m² = Permis de construire

Bassin dont la couverture est supérieure à 1.80 m de haut

  • Permis de construire peu importe la superficie du bassin

Emprise au sol

= Projection verticale au sol de la construction

Surface de plancher

= Ensemble des surfaces closes ET couvertes de plus de 1.80m de hauteur

Quand recourir à un architecte ?

  • Lorsque le permis de construire est déposé par une personne morale (entreprise, société, etc.)
  • Lorsque la surface de plancher dépasse 150 m² pour une construction autre qu’à usage agricole.
  • Lorsque les travaux prévus, sur une construction existante, sont soumis à permis de construire et :
    • Qu’ils conduisent la surface de plancher à dépasser le seuil des 150 m²
    • Ou que la construction existante dépasse déjà les 150 m² de surface de plancher

Quelles formalités à accomplir ?

Troubles de voisinage : bruits créés par des comportements anormaux

Vous êtes incommodé par des bruits de voisinage au sein de votre immeuble ou à proximité de votre maison ? Ces bruits peuvent émaner d’une personne ou d’un animal ou d’une installation. Ils peuvent être sanctionnés dès lors qu’ils constituent un trouble anormal se manifestant de jour ou de nuit. Nous vous indiquons quelles sont les démarches à accomplir pour faire cesser ces nuisances.

    Les troubles de voisinage désignent des nuisances ou gênes anormales causées par un voisin. Ce trouble est sonore lorsqu’il résulte de bruits provenant d’activité professionnelle ou de bruits domestiques.

    Il peut s’agir de bruits causés par :

    • Un individu (ou plusieurs), locataire ou propriétaire d’un logement (cri, talons, chant, fête…)

    • Une chose (instrument de musique, chaîne hi-fi, téléviseur, outil de bricolage ou de jardinage, pétard, pompe à chaleur, éolienne, appareils électroménagers…)

    • Un animal (cris, aboiements).

    Pour qu’un bruit puisse être reconnu comme un trouble anormal de voisinage, il doit dépasser les inconvénients ordinaires de la vie en collectivité.

    Les nuisances sonores peuvent être ponctuelles (par exemple une fête) ou répétitives (aboiements, musique forte), de jour (7h à 22h) comme de nuit (22h à 7h).

    Trois critères principaux sont pris en compte pour apprécier l’anormalité d’un bruit :

    • L’intensité du bruit, c’est-à-dire la gravité du trouble qu’il suscite

    • La durée et la répétition, une nuisance ponctuelle étant moins souvent considérée comme un trouble qu’une gêne récurrente

    • Et le contexte local (zone urbaine ou rurale, professionnelle ou résidentielle). Par exemple, un bruit jugé tolérable dans un environnement urbain dense peut être considéré comme anormal dans un quartier calme.

    À noter

    Les troubles de voisinage peuvent aussi être d’origine olfactive (odeur), visuelle (par exemple obstruction de la vue).

    Vidéo – Idée reçue : Peut-on faire du bruit sans risque avant 22 heures ?

    Plusieurs démarches préalables sont à accomplir par étapes successives présentées ci-dessous.

    1. Aller voir l’auteur des nuisances

    Tout d’abord, il est nécessaire d’aller voir l’occupant du logement (propriétaire ou locataire) d’où proviennent les bruits pour lui faire part de votre gêne et lui demander de faire cesser les nuisances.

    2. Envoyer un courrier simple

    S’il n’agit pas, vous devez ensuite lui envoyer un courrier simple. Ce courrier doit rappeler :

    • L’origine du trouble (par exemple aboiement d’un chien ou bruits d’outil de bricolage)

    • La gêne occasionnée par ce bruit dans votre vie quotidienne (notamment atteinte à votre tranquilité ou à votre santé)

    • La nécessité de faire cesser les nuisances subies.

    Il est recommandé de réunir un maximum de preuves à l’appui de votre courrier.

    3. Envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception

    Puis, en cas d’inaction de l’auteur du trouble, vous devez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception le mettant en demeure de faire cesser la gêne occasionnée par le bruit.

    Cette lettre reprend les informations contenues dans le précédent courrier.

    Vous pouvez également vous aider d’un modèle de lettre pour rédiger votre courrier :

    Modèle de lettre à adresser au voisin bruyant

    À noter

    Le propriétaire est responsable du comportement et des troubles causés par son locataire. Par conséquent, si l’auteur des troubles est un locataire, vous devez également envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception au propriétaire du logement pour lui demander de prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires pour faire cesser les nuisances.

    4. En cas d’un logement en copropriété, avertir le syndic

    Par ailleurs, si le logement est en copropriété, il est recommandé de vérifier le règlement de copropriété. Ce document peut contenir des règles, notamment l’interdiction de troubler la tranquillité des occupants par tout bruit, de quelque nature qu’il soit. Les clauses du règlement de copropriété s’imposent aux propriétaires et aux locataires de l’immeuble.

    Dans le cas où l’auteur du trouble ne respecte pas le règlement de copropriété, vous devez avertir le syndic, par tous moyens (mail, lettre, etc.), des nuisances subies. En effet, le syndic est garant du respect du règlement de copropriété. Il doit donc effectuer toutes les démarches utiles pour préserver la tranquillité des occupants de l’immeuble.

    5. Avertir le maire

    Enfin, il est également recommandé de vérifier s’il existe un arrêté municipal (décision du maire) ou préfectoral (décision du préfet) concernant le bruit.

    Certains arrêtés peuvent, par exemple, imposer des horaires pour utiliser des outils de jardinage ou de bricolage (tondeuse à gazon, tronçonneuse, perceuse, etc.).

    Si l’auteur du trouble ne respecte pas les obligations de l’arrêté municipal ou préfectoral, il faut en avertir le maire par tous moyens.

    Faire appel à un commissaire de justice

    Vous pouvez faire appel à un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) pour qu’il établisse un ou plusieurs constats.

    Le procès-verbal de constat est un document officiel rédigé par un commissaire de justice. Ce document contient une description objective et impartiale de la situation. Il peut être accompagné de pièces (photographies, enregistrement audio, vidéo, etc.) et de mesures réalisées par le commissaire de justice (par exemple, mesure du niveau sonore).

    Ce document sera utile pour saisir, par la suite, le juge.

    Faire appel à la police ou la gendarmerie

    Vous pouvez faire appel à la police ou la gendarmerie pour faire constater les nuisances. Leur intervention consiste à procéder à un constat du bruit ainsi qu’à une verbalisation de l’auteur si les nuisances sonores sont avérées.

    Où s’adresser ?

     Commissariat 

    Où s’adresser ?

     Gendarmerie 

    À savoir

    Les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes, troublant la tranquilité d’autrui, sont punis par une amende de 450 € maximum. L’auteur du bruit peut se voir confisquer la chose qui a servi ou était destinée à commettre le bruit ou la chose qui en est le produit.

    Cette infraction peut également faire l’objet d’une amende forfaitaire pour un montant de :

    • 68 € si l’auteur du bruit règle l’amende immédiatement ou dans les 45 jours suivant le constat d’infraction (ou l’envoi de l’avis d’infraction s’il existe)

    • 180 € après ce délai.

    Vous pouvez également déposer une main courante ou porter plainte.

    Attention

    Une personne victime de menaces ou insultes pour de faux motifs de nuisances sonores peut également porter plainte pour harcèlement.

    En outre, une personne qui prévient à tort la police ou la gendarmerie risque une condamnation pour dénonciation calomnieuse. La peine maximale est de 5 ans de prison et 45 000 € d’amende. La personne visée par la fausse dénonciation peut porter plainte au pénal contre l’auteur des faits. Ce dernier peut aussi être poursuivi par le procureur de la République.

    Pour trouver une solution amiable avec l’auteur du bruit si les nuisances persistent malgré vos différents courriers, vous avez la possibilité de recourir à :

    • Un conciliateur de justice (démarche gratuite)

    • Ou à un médiateur (démarche payante)

    • Ou à une procédure participative (démarche payante avec recours à un avocat).

    Où s’adresser ?

     Conciliateur de justice 

    À savoir

    Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir faire, par la suite, un recours auprès du tribunal.

    Que demander au juge ?

    Si toutes les précédentes démarches n’ont pas abouti, vous pouvez agir en justice pour demander :

    • La cessation des nuisances, éventuellement sous astreinte

    Le juge va ordonner toutes les mesures qu’il estime utile pour faire cesser le trouble comme, par exemple, l’insonorisation du logement. Dans ce cas, il va chercher à préserver ou restaurer votre cadre de vie.

    • L’indemnisation du préjudice subi du fait du trouble anormal de voisinage

    Le juge peut condamner l’auteur du trouble à vous verser des dommages et intérêts pour réparer ou compenser le préjudice subi. Cette réparation concerne le préjudice matériel (par exemple, la dépréciation d’un bien immobilier) et le préjudice moral (par exemple, l’atteinte à la tranquillité).

    • La résiliation du bail du locataire à l’origine des nuisances.

    Cette action permet au syndicat des copropriétaires ou à tout copropriétaire d’obtenir l’expulsion du locataire, auteur des bruits.

    Rappel

    Il est obligatoire d’avoir recours à un conciliateur de justice ou à un médiateur ou à une procédure participative pour pouvoir, par la suite, faire un recours auprès du tribunal.

    Quelle est la juridiction compétente ?

    La juridiction compétente varie :

    Où s’adresser ?

     Tribunal judiciaire 

    • Pour un litige dont le montant est inférieur ou égal à 10 000 € , c’est la chambre de proximité (anciennement tribunal d’instance) du lieu où demeure l’auteur du bruit qui est compétente. Dans ce cas, l’avocat n’est pas obligatoire.

    Vous pouvez utiliser un formulaire pour saisir le tribunal.

  • Requête aux fins de saisine du tribunal judiciaire ou du tribunal de proximité
    • Pour une action en résiliation du bail, c’est le juge des contentieux de la protection du lieu de situation de l’immeuble qui est compétent.

    Un formulaire est disponible pour saisir le juge des contentieux de la protection.

  • Requête aux fins de saisine du juge des contentieux de la protection
  • Il est recommandé de se faire représenter par un avocat, même si la représentation n’est pas obligatoire.

    Quelles sont les documents à communiquer au juge ?

    Pour toute demande, il est obligatoire d’apporter la preuve de la réalité du trouble et de son caractère anormal. Pour cela, vous devez réunir à maximum de documents à l’appui de votre demande, notamment :

    • Courriers échangés avec l’auteur du bruit

    • Procès-verbal de constat établi par un commissaire de justice

    • Témoignages, pétitions

    • Récépissé de plainte ou de dépôt de main courante

    • Certificat médical si votre état de santé s’est dégradé en raison de ces nuisances.

    Toute preuve est recevable à condition qu’elle est été recueillie loyalement. Par exemple, vous ne pouvez pas photographier ou filmer votre voisin dans son domicile à son insu.

    1/ Aller voir son voisin

    L’informer de la gêne subie et trouver une solution commune pour y mettre fin.

    2/ Si les nuisances persistent

    Lui envoyer un courrier simple pour lui demander de faire cesser les nuisances sonores.

    3/ Si les nuisances persistent

    Envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception pour le mettre en demeure de faire cesser la gêne occasionnée par le bruit.

    4/ Si les nuisances persistent

    Prendre rendez-vous avec un conciliateur ou un médiateur pour trouver une solution amiable. 

    5/ En cas d’échec

    Agir en justice pour demander la cessation des nuisances subies et/ou l’indemnisation du préjudice.

    À savoir :

    Pour récupérer des preuves, vous pouvez :

    • Faire appel à un commissaire de justice pour qu’il constate la réalité et la nature du trouble subi dans un procès-verbal de constat

    • Déposer une main courante ou une plainte au commissariat ou à la gendarmerie

    • Demander des témoignages et/ou faire signer une pétition aux voisins.

Troubles de voisinage

    Troubles de voisinage : bruits créés par des comportements anormaux

    Vous êtes incommodé par des bruits de voisinage au sein de votre immeuble ou à proximité de votre maison ? Ces bruits peuvent émaner d’une personne ou d’un animal ou d’une installation. Ils peuvent être sanctionnés dès lors qu’ils constituent un trouble anormal se manifestant de jour ou de nuit. Nous vous indiquons quelles sont les démarches à accomplir pour faire cesser ces nuisances.

      Les troubles de voisinage désignent des nuisances ou gênes anormales causées par un voisin. Ce trouble est sonore lorsqu’il résulte de bruits provenant d’activité professionnelle ou de bruits domestiques.

      Il peut s’agir de bruits causés par :

      • Un individu (ou plusieurs), locataire ou propriétaire d’un logement (cri, talons, chant, fête…)

      • Une chose (instrument de musique, chaîne hi-fi, téléviseur, outil de bricolage ou de jardinage, pétard, pompe à chaleur, éolienne, appareils électroménagers…)

      • Un animal (cris, aboiements).

      Pour qu’un bruit puisse être reconnu comme un trouble anormal de voisinage, il doit dépasser les inconvénients ordinaires de la vie en collectivité.

      Les nuisances sonores peuvent être ponctuelles (par exemple une fête) ou répétitives (aboiements, musique forte), de jour (7h à 22h) comme de nuit (22h à 7h).

      Trois critères principaux sont pris en compte pour apprécier l’anormalité d’un bruit :

      • L’intensité du bruit, c’est-à-dire la gravité du trouble qu’il suscite

      • La durée et la répétition, une nuisance ponctuelle étant moins souvent considérée comme un trouble qu’une gêne récurrente

      • Et le contexte local (zone urbaine ou rurale, professionnelle ou résidentielle). Par exemple, un bruit jugé tolérable dans un environnement urbain dense peut être considéré comme anormal dans un quartier calme.

      À noter

      Les troubles de voisinage peuvent aussi être d’origine olfactive (odeur), visuelle (par exemple obstruction de la vue).

      Vidéo – Idée reçue : Peut-on faire du bruit sans risque avant 22 heures ?

      Plusieurs démarches préalables sont à accomplir par étapes successives présentées ci-dessous.

      1. Aller voir l’auteur des nuisances

      Tout d’abord, il est nécessaire d’aller voir l’occupant du logement (propriétaire ou locataire) d’où proviennent les bruits pour lui faire part de votre gêne et lui demander de faire cesser les nuisances.

      2. Envoyer un courrier simple

      S’il n’agit pas, vous devez ensuite lui envoyer un courrier simple. Ce courrier doit rappeler :

      • L’origine du trouble (par exemple aboiement d’un chien ou bruits d’outil de bricolage)

      • La gêne occasionnée par ce bruit dans votre vie quotidienne (notamment atteinte à votre tranquilité ou à votre santé)

      • La nécessité de faire cesser les nuisances subies.

      Il est recommandé de réunir un maximum de preuves à l’appui de votre courrier.

      3. Envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception

      Puis, en cas d’inaction de l’auteur du trouble, vous devez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception le mettant en demeure de faire cesser la gêne occasionnée par le bruit.

      Cette lettre reprend les informations contenues dans le précédent courrier.

      Vous pouvez également vous aider d’un modèle de lettre pour rédiger votre courrier :

      Modèle de lettre à adresser au voisin bruyant

      À noter

      Le propriétaire est responsable du comportement et des troubles causés par son locataire. Par conséquent, si l’auteur des troubles est un locataire, vous devez également envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception au propriétaire du logement pour lui demander de prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires pour faire cesser les nuisances.

      4. En cas d’un logement en copropriété, avertir le syndic

      Par ailleurs, si le logement est en copropriété, il est recommandé de vérifier le règlement de copropriété. Ce document peut contenir des règles, notamment l’interdiction de troubler la tranquillité des occupants par tout bruit, de quelque nature qu’il soit. Les clauses du règlement de copropriété s’imposent aux propriétaires et aux locataires de l’immeuble.

      Dans le cas où l’auteur du trouble ne respecte pas le règlement de copropriété, vous devez avertir le syndic, par tous moyens (mail, lettre, etc.), des nuisances subies. En effet, le syndic est garant du respect du règlement de copropriété. Il doit donc effectuer toutes les démarches utiles pour préserver la tranquillité des occupants de l’immeuble.

      5. Avertir le maire

      Enfin, il est également recommandé de vérifier s’il existe un arrêté municipal (décision du maire) ou préfectoral (décision du préfet) concernant le bruit.

      Certains arrêtés peuvent, par exemple, imposer des horaires pour utiliser des outils de jardinage ou de bricolage (tondeuse à gazon, tronçonneuse, perceuse, etc.).

      Si l’auteur du trouble ne respecte pas les obligations de l’arrêté municipal ou préfectoral, il faut en avertir le maire par tous moyens.

      Faire appel à un commissaire de justice

      Vous pouvez faire appel à un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) pour qu’il établisse un ou plusieurs constats.

      Le procès-verbal de constat est un document officiel rédigé par un commissaire de justice. Ce document contient une description objective et impartiale de la situation. Il peut être accompagné de pièces (photographies, enregistrement audio, vidéo, etc.) et de mesures réalisées par le commissaire de justice (par exemple, mesure du niveau sonore).

      Ce document sera utile pour saisir, par la suite, le juge.

      Faire appel à la police ou la gendarmerie

      Vous pouvez faire appel à la police ou la gendarmerie pour faire constater les nuisances. Leur intervention consiste à procéder à un constat du bruit ainsi qu’à une verbalisation de l’auteur si les nuisances sonores sont avérées.

      Où s’adresser ?

       Commissariat 

      Où s’adresser ?

       Gendarmerie 

      À savoir

      Les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes, troublant la tranquilité d’autrui, sont punis par une amende de 450 € maximum. L’auteur du bruit peut se voir confisquer la chose qui a servi ou était destinée à commettre le bruit ou la chose qui en est le produit.

      Cette infraction peut également faire l’objet d’une amende forfaitaire pour un montant de :

      • 68 € si l’auteur du bruit règle l’amende immédiatement ou dans les 45 jours suivant le constat d’infraction (ou l’envoi de l’avis d’infraction s’il existe)

      • 180 € après ce délai.

      Vous pouvez également déposer une main courante ou porter plainte.

      Attention

      Une personne victime de menaces ou insultes pour de faux motifs de nuisances sonores peut également porter plainte pour harcèlement.

      En outre, une personne qui prévient à tort la police ou la gendarmerie risque une condamnation pour dénonciation calomnieuse. La peine maximale est de 5 ans de prison et 45 000 € d’amende. La personne visée par la fausse dénonciation peut porter plainte au pénal contre l’auteur des faits. Ce dernier peut aussi être poursuivi par le procureur de la République.

      Pour trouver une solution amiable avec l’auteur du bruit si les nuisances persistent malgré vos différents courriers, vous avez la possibilité de recourir à :

      • Un conciliateur de justice (démarche gratuite)

      • Ou à un médiateur (démarche payante)

      • Ou à une procédure participative (démarche payante avec recours à un avocat).

      Où s’adresser ?

       Conciliateur de justice 

      À savoir

      Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir faire, par la suite, un recours auprès du tribunal.

      Que demander au juge ?

      Si toutes les précédentes démarches n’ont pas abouti, vous pouvez agir en justice pour demander :

      • La cessation des nuisances, éventuellement sous astreinte

      Le juge va ordonner toutes les mesures qu’il estime utile pour faire cesser le trouble comme, par exemple, l’insonorisation du logement. Dans ce cas, il va chercher à préserver ou restaurer votre cadre de vie.

      • L’indemnisation du préjudice subi du fait du trouble anormal de voisinage

      Le juge peut condamner l’auteur du trouble à vous verser des dommages et intérêts pour réparer ou compenser le préjudice subi. Cette réparation concerne le préjudice matériel (par exemple, la dépréciation d’un bien immobilier) et le préjudice moral (par exemple, l’atteinte à la tranquillité).

      • La résiliation du bail du locataire à l’origine des nuisances.

      Cette action permet au syndicat des copropriétaires ou à tout copropriétaire d’obtenir l’expulsion du locataire, auteur des bruits.

      Rappel

      Il est obligatoire d’avoir recours à un conciliateur de justice ou à un médiateur ou à une procédure participative pour pouvoir, par la suite, faire un recours auprès du tribunal.

      Quelle est la juridiction compétente ?

      La juridiction compétente varie :

      Où s’adresser ?

       Tribunal judiciaire 

      • Pour un litige dont le montant est inférieur ou égal à 10 000 € , c’est la chambre de proximité (anciennement tribunal d’instance) du lieu où demeure l’auteur du bruit qui est compétente. Dans ce cas, l’avocat n’est pas obligatoire.

      Vous pouvez utiliser un formulaire pour saisir le tribunal.

    • Requête aux fins de saisine du tribunal judiciaire ou du tribunal de proximité
      • Pour une action en résiliation du bail, c’est le juge des contentieux de la protection du lieu de situation de l’immeuble qui est compétent.

      Un formulaire est disponible pour saisir le juge des contentieux de la protection.

    • Requête aux fins de saisine du juge des contentieux de la protection
    • Il est recommandé de se faire représenter par un avocat, même si la représentation n’est pas obligatoire.

      Quelles sont les documents à communiquer au juge ?

      Pour toute demande, il est obligatoire d’apporter la preuve de la réalité du trouble et de son caractère anormal. Pour cela, vous devez réunir à maximum de documents à l’appui de votre demande, notamment :

      • Courriers échangés avec l’auteur du bruit

      • Procès-verbal de constat établi par un commissaire de justice

      • Témoignages, pétitions

      • Récépissé de plainte ou de dépôt de main courante

      • Certificat médical si votre état de santé s’est dégradé en raison de ces nuisances.

      Toute preuve est recevable à condition qu’elle est été recueillie loyalement. Par exemple, vous ne pouvez pas photographier ou filmer votre voisin dans son domicile à son insu.

      1/ Aller voir son voisin

      L’informer de la gêne subie et trouver une solution commune pour y mettre fin.

      2/ Si les nuisances persistent

      Lui envoyer un courrier simple pour lui demander de faire cesser les nuisances sonores.

      3/ Si les nuisances persistent

      Envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception pour le mettre en demeure de faire cesser la gêne occasionnée par le bruit.

      4/ Si les nuisances persistent

      Prendre rendez-vous avec un conciliateur ou un médiateur pour trouver une solution amiable. 

      5/ En cas d’échec

      Agir en justice pour demander la cessation des nuisances subies et/ou l’indemnisation du préjudice.

      À savoir :

      Pour récupérer des preuves, vous pouvez :

      • Faire appel à un commissaire de justice pour qu’il constate la réalité et la nature du trouble subi dans un procès-verbal de constat

      • Déposer une main courante ou une plainte au commissariat ou à la gendarmerie

      • Demander des témoignages et/ou faire signer une pétition aux voisins.

    Troubles de voisinage

      Le délai d’instruction de droit commun est de 2 mois pour les travaux portant sur une maison individuelle et ses annexes et de 3 mois pour les autres demandes.

      Troubles de voisinage : bruits créés par des comportements anormaux

      Vous êtes incommodé par des bruits de voisinage au sein de votre immeuble ou à proximité de votre maison ? Ces bruits peuvent émaner d’une personne ou d’un animal ou d’une installation. Ils peuvent être sanctionnés dès lors qu’ils constituent un trouble anormal se manifestant de jour ou de nuit. Nous vous indiquons quelles sont les démarches à accomplir pour faire cesser ces nuisances.

        Les troubles de voisinage désignent des nuisances ou gênes anormales causées par un voisin. Ce trouble est sonore lorsqu’il résulte de bruits provenant d’activité professionnelle ou de bruits domestiques.

        Il peut s’agir de bruits causés par :

        • Un individu (ou plusieurs), locataire ou propriétaire d’un logement (cri, talons, chant, fête…)

        • Une chose (instrument de musique, chaîne hi-fi, téléviseur, outil de bricolage ou de jardinage, pétard, pompe à chaleur, éolienne, appareils électroménagers…)

        • Un animal (cris, aboiements).

        Pour qu’un bruit puisse être reconnu comme un trouble anormal de voisinage, il doit dépasser les inconvénients ordinaires de la vie en collectivité.

        Les nuisances sonores peuvent être ponctuelles (par exemple une fête) ou répétitives (aboiements, musique forte), de jour (7h à 22h) comme de nuit (22h à 7h).

        Trois critères principaux sont pris en compte pour apprécier l’anormalité d’un bruit :

        • L’intensité du bruit, c’est-à-dire la gravité du trouble qu’il suscite

        • La durée et la répétition, une nuisance ponctuelle étant moins souvent considérée comme un trouble qu’une gêne récurrente

        • Et le contexte local (zone urbaine ou rurale, professionnelle ou résidentielle). Par exemple, un bruit jugé tolérable dans un environnement urbain dense peut être considéré comme anormal dans un quartier calme.

        À noter

        Les troubles de voisinage peuvent aussi être d’origine olfactive (odeur), visuelle (par exemple obstruction de la vue).

        Vidéo – Idée reçue : Peut-on faire du bruit sans risque avant 22 heures ?

        Plusieurs démarches préalables sont à accomplir par étapes successives présentées ci-dessous.

        1. Aller voir l’auteur des nuisances

        Tout d’abord, il est nécessaire d’aller voir l’occupant du logement (propriétaire ou locataire) d’où proviennent les bruits pour lui faire part de votre gêne et lui demander de faire cesser les nuisances.

        2. Envoyer un courrier simple

        S’il n’agit pas, vous devez ensuite lui envoyer un courrier simple. Ce courrier doit rappeler :

        • L’origine du trouble (par exemple aboiement d’un chien ou bruits d’outil de bricolage)

        • La gêne occasionnée par ce bruit dans votre vie quotidienne (notamment atteinte à votre tranquilité ou à votre santé)

        • La nécessité de faire cesser les nuisances subies.

        Il est recommandé de réunir un maximum de preuves à l’appui de votre courrier.

        3. Envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception

        Puis, en cas d’inaction de l’auteur du trouble, vous devez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception le mettant en demeure de faire cesser la gêne occasionnée par le bruit.

        Cette lettre reprend les informations contenues dans le précédent courrier.

        Vous pouvez également vous aider d’un modèle de lettre pour rédiger votre courrier :

        Modèle de lettre à adresser au voisin bruyant

        À noter

        Le propriétaire est responsable du comportement et des troubles causés par son locataire. Par conséquent, si l’auteur des troubles est un locataire, vous devez également envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception au propriétaire du logement pour lui demander de prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires pour faire cesser les nuisances.

        4. En cas d’un logement en copropriété, avertir le syndic

        Par ailleurs, si le logement est en copropriété, il est recommandé de vérifier le règlement de copropriété. Ce document peut contenir des règles, notamment l’interdiction de troubler la tranquillité des occupants par tout bruit, de quelque nature qu’il soit. Les clauses du règlement de copropriété s’imposent aux propriétaires et aux locataires de l’immeuble.

        Dans le cas où l’auteur du trouble ne respecte pas le règlement de copropriété, vous devez avertir le syndic, par tous moyens (mail, lettre, etc.), des nuisances subies. En effet, le syndic est garant du respect du règlement de copropriété. Il doit donc effectuer toutes les démarches utiles pour préserver la tranquillité des occupants de l’immeuble.

        5. Avertir le maire

        Enfin, il est également recommandé de vérifier s’il existe un arrêté municipal (décision du maire) ou préfectoral (décision du préfet) concernant le bruit.

        Certains arrêtés peuvent, par exemple, imposer des horaires pour utiliser des outils de jardinage ou de bricolage (tondeuse à gazon, tronçonneuse, perceuse, etc.).

        Si l’auteur du trouble ne respecte pas les obligations de l’arrêté municipal ou préfectoral, il faut en avertir le maire par tous moyens.

        Faire appel à un commissaire de justice

        Vous pouvez faire appel à un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) pour qu’il établisse un ou plusieurs constats.

        Le procès-verbal de constat est un document officiel rédigé par un commissaire de justice. Ce document contient une description objective et impartiale de la situation. Il peut être accompagné de pièces (photographies, enregistrement audio, vidéo, etc.) et de mesures réalisées par le commissaire de justice (par exemple, mesure du niveau sonore).

        Ce document sera utile pour saisir, par la suite, le juge.

        Faire appel à la police ou la gendarmerie

        Vous pouvez faire appel à la police ou la gendarmerie pour faire constater les nuisances. Leur intervention consiste à procéder à un constat du bruit ainsi qu’à une verbalisation de l’auteur si les nuisances sonores sont avérées.

        Où s’adresser ?

         Commissariat 

        Où s’adresser ?

         Gendarmerie 

        À savoir

        Les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes, troublant la tranquilité d’autrui, sont punis par une amende de 450 € maximum. L’auteur du bruit peut se voir confisquer la chose qui a servi ou était destinée à commettre le bruit ou la chose qui en est le produit.

        Cette infraction peut également faire l’objet d’une amende forfaitaire pour un montant de :

        • 68 € si l’auteur du bruit règle l’amende immédiatement ou dans les 45 jours suivant le constat d’infraction (ou l’envoi de l’avis d’infraction s’il existe)

        • 180 € après ce délai.

        Vous pouvez également déposer une main courante ou porter plainte.

        Attention

        Une personne victime de menaces ou insultes pour de faux motifs de nuisances sonores peut également porter plainte pour harcèlement.

        En outre, une personne qui prévient à tort la police ou la gendarmerie risque une condamnation pour dénonciation calomnieuse. La peine maximale est de 5 ans de prison et 45 000 € d’amende. La personne visée par la fausse dénonciation peut porter plainte au pénal contre l’auteur des faits. Ce dernier peut aussi être poursuivi par le procureur de la République.

        Pour trouver une solution amiable avec l’auteur du bruit si les nuisances persistent malgré vos différents courriers, vous avez la possibilité de recourir à :

        • Un conciliateur de justice (démarche gratuite)

        • Ou à un médiateur (démarche payante)

        • Ou à une procédure participative (démarche payante avec recours à un avocat).

        Où s’adresser ?

         Conciliateur de justice 

        À savoir

        Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir faire, par la suite, un recours auprès du tribunal.

        Que demander au juge ?

        Si toutes les précédentes démarches n’ont pas abouti, vous pouvez agir en justice pour demander :

        • La cessation des nuisances, éventuellement sous astreinte

        Le juge va ordonner toutes les mesures qu’il estime utile pour faire cesser le trouble comme, par exemple, l’insonorisation du logement. Dans ce cas, il va chercher à préserver ou restaurer votre cadre de vie.

        • L’indemnisation du préjudice subi du fait du trouble anormal de voisinage

        Le juge peut condamner l’auteur du trouble à vous verser des dommages et intérêts pour réparer ou compenser le préjudice subi. Cette réparation concerne le préjudice matériel (par exemple, la dépréciation d’un bien immobilier) et le préjudice moral (par exemple, l’atteinte à la tranquillité).

        • La résiliation du bail du locataire à l’origine des nuisances.

        Cette action permet au syndicat des copropriétaires ou à tout copropriétaire d’obtenir l’expulsion du locataire, auteur des bruits.

        Rappel

        Il est obligatoire d’avoir recours à un conciliateur de justice ou à un médiateur ou à une procédure participative pour pouvoir, par la suite, faire un recours auprès du tribunal.

        Quelle est la juridiction compétente ?

        La juridiction compétente varie :

        Où s’adresser ?

         Tribunal judiciaire 

        • Pour un litige dont le montant est inférieur ou égal à 10 000 € , c’est la chambre de proximité (anciennement tribunal d’instance) du lieu où demeure l’auteur du bruit qui est compétente. Dans ce cas, l’avocat n’est pas obligatoire.

        Vous pouvez utiliser un formulaire pour saisir le tribunal.

      • Requête aux fins de saisine du tribunal judiciaire ou du tribunal de proximité
        • Pour une action en résiliation du bail, c’est le juge des contentieux de la protection du lieu de situation de l’immeuble qui est compétent.

        Un formulaire est disponible pour saisir le juge des contentieux de la protection.

      • Requête aux fins de saisine du juge des contentieux de la protection
      • Il est recommandé de se faire représenter par un avocat, même si la représentation n’est pas obligatoire.

        Quelles sont les documents à communiquer au juge ?

        Pour toute demande, il est obligatoire d’apporter la preuve de la réalité du trouble et de son caractère anormal. Pour cela, vous devez réunir à maximum de documents à l’appui de votre demande, notamment :

        • Courriers échangés avec l’auteur du bruit

        • Procès-verbal de constat établi par un commissaire de justice

        • Témoignages, pétitions

        • Récépissé de plainte ou de dépôt de main courante

        • Certificat médical si votre état de santé s’est dégradé en raison de ces nuisances.

        Toute preuve est recevable à condition qu’elle est été recueillie loyalement. Par exemple, vous ne pouvez pas photographier ou filmer votre voisin dans son domicile à son insu.

        1/ Aller voir son voisin

        L’informer de la gêne subie et trouver une solution commune pour y mettre fin.

        2/ Si les nuisances persistent

        Lui envoyer un courrier simple pour lui demander de faire cesser les nuisances sonores.

        3/ Si les nuisances persistent

        Envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception pour le mettre en demeure de faire cesser la gêne occasionnée par le bruit.

        4/ Si les nuisances persistent

        Prendre rendez-vous avec un conciliateur ou un médiateur pour trouver une solution amiable. 

        5/ En cas d’échec

        Agir en justice pour demander la cessation des nuisances subies et/ou l’indemnisation du préjudice.

        À savoir :

        Pour récupérer des preuves, vous pouvez :

        • Faire appel à un commissaire de justice pour qu’il constate la réalité et la nature du trouble subi dans un procès-verbal de constat

        • Déposer une main courante ou une plainte au commissariat ou à la gendarmerie

        • Demander des témoignages et/ou faire signer une pétition aux voisins.

      Troubles de voisinage

        Le recours à un architecte est obligatoire lorsque la surface de plancher de la future construction dépasse 150 m², lorsque le permis est déposé par une personne morale (exemple : SCI, SARL, …) ou que les travaux sur une construction existante conduisent la surface de plancher ou l’emprise au sol à dépasser le seuil des 150 m².

        Le délai d’instruction de droit commun est de 3 mois.

        Troubles de voisinage : bruits créés par des comportements anormaux

        Vous êtes incommodé par des bruits de voisinage au sein de votre immeuble ou à proximité de votre maison ? Ces bruits peuvent émaner d’une personne ou d’un animal ou d’une installation. Ils peuvent être sanctionnés dès lors qu’ils constituent un trouble anormal se manifestant de jour ou de nuit. Nous vous indiquons quelles sont les démarches à accomplir pour faire cesser ces nuisances.

          Les troubles de voisinage désignent des nuisances ou gênes anormales causées par un voisin. Ce trouble est sonore lorsqu’il résulte de bruits provenant d’activité professionnelle ou de bruits domestiques.

          Il peut s’agir de bruits causés par :

          • Un individu (ou plusieurs), locataire ou propriétaire d’un logement (cri, talons, chant, fête…)

          • Une chose (instrument de musique, chaîne hi-fi, téléviseur, outil de bricolage ou de jardinage, pétard, pompe à chaleur, éolienne, appareils électroménagers…)

          • Un animal (cris, aboiements).

          Pour qu’un bruit puisse être reconnu comme un trouble anormal de voisinage, il doit dépasser les inconvénients ordinaires de la vie en collectivité.

          Les nuisances sonores peuvent être ponctuelles (par exemple une fête) ou répétitives (aboiements, musique forte), de jour (7h à 22h) comme de nuit (22h à 7h).

          Trois critères principaux sont pris en compte pour apprécier l’anormalité d’un bruit :

          • L’intensité du bruit, c’est-à-dire la gravité du trouble qu’il suscite

          • La durée et la répétition, une nuisance ponctuelle étant moins souvent considérée comme un trouble qu’une gêne récurrente

          • Et le contexte local (zone urbaine ou rurale, professionnelle ou résidentielle). Par exemple, un bruit jugé tolérable dans un environnement urbain dense peut être considéré comme anormal dans un quartier calme.

          À noter

          Les troubles de voisinage peuvent aussi être d’origine olfactive (odeur), visuelle (par exemple obstruction de la vue).

          Vidéo – Idée reçue : Peut-on faire du bruit sans risque avant 22 heures ?

          Plusieurs démarches préalables sont à accomplir par étapes successives présentées ci-dessous.

          1. Aller voir l’auteur des nuisances

          Tout d’abord, il est nécessaire d’aller voir l’occupant du logement (propriétaire ou locataire) d’où proviennent les bruits pour lui faire part de votre gêne et lui demander de faire cesser les nuisances.

          2. Envoyer un courrier simple

          S’il n’agit pas, vous devez ensuite lui envoyer un courrier simple. Ce courrier doit rappeler :

          • L’origine du trouble (par exemple aboiement d’un chien ou bruits d’outil de bricolage)

          • La gêne occasionnée par ce bruit dans votre vie quotidienne (notamment atteinte à votre tranquilité ou à votre santé)

          • La nécessité de faire cesser les nuisances subies.

          Il est recommandé de réunir un maximum de preuves à l’appui de votre courrier.

          3. Envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception

          Puis, en cas d’inaction de l’auteur du trouble, vous devez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception le mettant en demeure de faire cesser la gêne occasionnée par le bruit.

          Cette lettre reprend les informations contenues dans le précédent courrier.

          Vous pouvez également vous aider d’un modèle de lettre pour rédiger votre courrier :

          Modèle de lettre à adresser au voisin bruyant

          À noter

          Le propriétaire est responsable du comportement et des troubles causés par son locataire. Par conséquent, si l’auteur des troubles est un locataire, vous devez également envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception au propriétaire du logement pour lui demander de prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires pour faire cesser les nuisances.

          4. En cas d’un logement en copropriété, avertir le syndic

          Par ailleurs, si le logement est en copropriété, il est recommandé de vérifier le règlement de copropriété. Ce document peut contenir des règles, notamment l’interdiction de troubler la tranquillité des occupants par tout bruit, de quelque nature qu’il soit. Les clauses du règlement de copropriété s’imposent aux propriétaires et aux locataires de l’immeuble.

          Dans le cas où l’auteur du trouble ne respecte pas le règlement de copropriété, vous devez avertir le syndic, par tous moyens (mail, lettre, etc.), des nuisances subies. En effet, le syndic est garant du respect du règlement de copropriété. Il doit donc effectuer toutes les démarches utiles pour préserver la tranquillité des occupants de l’immeuble.

          5. Avertir le maire

          Enfin, il est également recommandé de vérifier s’il existe un arrêté municipal (décision du maire) ou préfectoral (décision du préfet) concernant le bruit.

          Certains arrêtés peuvent, par exemple, imposer des horaires pour utiliser des outils de jardinage ou de bricolage (tondeuse à gazon, tronçonneuse, perceuse, etc.).

          Si l’auteur du trouble ne respecte pas les obligations de l’arrêté municipal ou préfectoral, il faut en avertir le maire par tous moyens.

          Faire appel à un commissaire de justice

          Vous pouvez faire appel à un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) pour qu’il établisse un ou plusieurs constats.

          Le procès-verbal de constat est un document officiel rédigé par un commissaire de justice. Ce document contient une description objective et impartiale de la situation. Il peut être accompagné de pièces (photographies, enregistrement audio, vidéo, etc.) et de mesures réalisées par le commissaire de justice (par exemple, mesure du niveau sonore).

          Ce document sera utile pour saisir, par la suite, le juge.

          Faire appel à la police ou la gendarmerie

          Vous pouvez faire appel à la police ou la gendarmerie pour faire constater les nuisances. Leur intervention consiste à procéder à un constat du bruit ainsi qu’à une verbalisation de l’auteur si les nuisances sonores sont avérées.

          Où s’adresser ?

           Commissariat 

          Où s’adresser ?

           Gendarmerie 

          À savoir

          Les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes, troublant la tranquilité d’autrui, sont punis par une amende de 450 € maximum. L’auteur du bruit peut se voir confisquer la chose qui a servi ou était destinée à commettre le bruit ou la chose qui en est le produit.

          Cette infraction peut également faire l’objet d’une amende forfaitaire pour un montant de :

          • 68 € si l’auteur du bruit règle l’amende immédiatement ou dans les 45 jours suivant le constat d’infraction (ou l’envoi de l’avis d’infraction s’il existe)

          • 180 € après ce délai.

          Vous pouvez également déposer une main courante ou porter plainte.

          Attention

          Une personne victime de menaces ou insultes pour de faux motifs de nuisances sonores peut également porter plainte pour harcèlement.

          En outre, une personne qui prévient à tort la police ou la gendarmerie risque une condamnation pour dénonciation calomnieuse. La peine maximale est de 5 ans de prison et 45 000 € d’amende. La personne visée par la fausse dénonciation peut porter plainte au pénal contre l’auteur des faits. Ce dernier peut aussi être poursuivi par le procureur de la République.

          Pour trouver une solution amiable avec l’auteur du bruit si les nuisances persistent malgré vos différents courriers, vous avez la possibilité de recourir à :

          • Un conciliateur de justice (démarche gratuite)

          • Ou à un médiateur (démarche payante)

          • Ou à une procédure participative (démarche payante avec recours à un avocat).

          Où s’adresser ?

           Conciliateur de justice 

          À savoir

          Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir faire, par la suite, un recours auprès du tribunal.

          Que demander au juge ?

          Si toutes les précédentes démarches n’ont pas abouti, vous pouvez agir en justice pour demander :

          • La cessation des nuisances, éventuellement sous astreinte

          Le juge va ordonner toutes les mesures qu’il estime utile pour faire cesser le trouble comme, par exemple, l’insonorisation du logement. Dans ce cas, il va chercher à préserver ou restaurer votre cadre de vie.

          • L’indemnisation du préjudice subi du fait du trouble anormal de voisinage

          Le juge peut condamner l’auteur du trouble à vous verser des dommages et intérêts pour réparer ou compenser le préjudice subi. Cette réparation concerne le préjudice matériel (par exemple, la dépréciation d’un bien immobilier) et le préjudice moral (par exemple, l’atteinte à la tranquillité).

          • La résiliation du bail du locataire à l’origine des nuisances.

          Cette action permet au syndicat des copropriétaires ou à tout copropriétaire d’obtenir l’expulsion du locataire, auteur des bruits.

          Rappel

          Il est obligatoire d’avoir recours à un conciliateur de justice ou à un médiateur ou à une procédure participative pour pouvoir, par la suite, faire un recours auprès du tribunal.

          Quelle est la juridiction compétente ?

          La juridiction compétente varie :

          Où s’adresser ?

           Tribunal judiciaire 

          • Pour un litige dont le montant est inférieur ou égal à 10 000 € , c’est la chambre de proximité (anciennement tribunal d’instance) du lieu où demeure l’auteur du bruit qui est compétente. Dans ce cas, l’avocat n’est pas obligatoire.

          Vous pouvez utiliser un formulaire pour saisir le tribunal.

        • Requête aux fins de saisine du tribunal judiciaire ou du tribunal de proximité
          • Pour une action en résiliation du bail, c’est le juge des contentieux de la protection du lieu de situation de l’immeuble qui est compétent.

          Un formulaire est disponible pour saisir le juge des contentieux de la protection.

        • Requête aux fins de saisine du juge des contentieux de la protection
        • Il est recommandé de se faire représenter par un avocat, même si la représentation n’est pas obligatoire.

          Quelles sont les documents à communiquer au juge ?

          Pour toute demande, il est obligatoire d’apporter la preuve de la réalité du trouble et de son caractère anormal. Pour cela, vous devez réunir à maximum de documents à l’appui de votre demande, notamment :

          • Courriers échangés avec l’auteur du bruit

          • Procès-verbal de constat établi par un commissaire de justice

          • Témoignages, pétitions

          • Récépissé de plainte ou de dépôt de main courante

          • Certificat médical si votre état de santé s’est dégradé en raison de ces nuisances.

          Toute preuve est recevable à condition qu’elle est été recueillie loyalement. Par exemple, vous ne pouvez pas photographier ou filmer votre voisin dans son domicile à son insu.

          1/ Aller voir son voisin

          L’informer de la gêne subie et trouver une solution commune pour y mettre fin.

          2/ Si les nuisances persistent

          Lui envoyer un courrier simple pour lui demander de faire cesser les nuisances sonores.

          3/ Si les nuisances persistent

          Envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception pour le mettre en demeure de faire cesser la gêne occasionnée par le bruit.

          4/ Si les nuisances persistent

          Prendre rendez-vous avec un conciliateur ou un médiateur pour trouver une solution amiable. 

          5/ En cas d’échec

          Agir en justice pour demander la cessation des nuisances subies et/ou l’indemnisation du préjudice.

          À savoir :

          Pour récupérer des preuves, vous pouvez :

          • Faire appel à un commissaire de justice pour qu’il constate la réalité et la nature du trouble subi dans un procès-verbal de constat

          • Déposer une main courante ou une plainte au commissariat ou à la gendarmerie

          • Demander des témoignages et/ou faire signer une pétition aux voisins.

        Troubles de voisinage

          Le recours à un architecte est obligatoire lorsque la surface de plancher de la future construction dépasse 150 m², lorsque le permis est déposé par une personne morale (exemple : SCI, SARL, …) ou que les travaux sur une construction existante conduisent la surface de plancher ou l’emprise au sol à dépasser le seuil des 150 m².

          Le délai d’instruction de droit commun est de 2 mois.

          Troubles de voisinage : bruits créés par des comportements anormaux

          Vous êtes incommodé par des bruits de voisinage au sein de votre immeuble ou à proximité de votre maison ? Ces bruits peuvent émaner d’une personne ou d’un animal ou d’une installation. Ils peuvent être sanctionnés dès lors qu’ils constituent un trouble anormal se manifestant de jour ou de nuit. Nous vous indiquons quelles sont les démarches à accomplir pour faire cesser ces nuisances.

            Les troubles de voisinage désignent des nuisances ou gênes anormales causées par un voisin. Ce trouble est sonore lorsqu’il résulte de bruits provenant d’activité professionnelle ou de bruits domestiques.

            Il peut s’agir de bruits causés par :

            • Un individu (ou plusieurs), locataire ou propriétaire d’un logement (cri, talons, chant, fête…)

            • Une chose (instrument de musique, chaîne hi-fi, téléviseur, outil de bricolage ou de jardinage, pétard, pompe à chaleur, éolienne, appareils électroménagers…)

            • Un animal (cris, aboiements).

            Pour qu’un bruit puisse être reconnu comme un trouble anormal de voisinage, il doit dépasser les inconvénients ordinaires de la vie en collectivité.

            Les nuisances sonores peuvent être ponctuelles (par exemple une fête) ou répétitives (aboiements, musique forte), de jour (7h à 22h) comme de nuit (22h à 7h).

            Trois critères principaux sont pris en compte pour apprécier l’anormalité d’un bruit :

            • L’intensité du bruit, c’est-à-dire la gravité du trouble qu’il suscite

            • La durée et la répétition, une nuisance ponctuelle étant moins souvent considérée comme un trouble qu’une gêne récurrente

            • Et le contexte local (zone urbaine ou rurale, professionnelle ou résidentielle). Par exemple, un bruit jugé tolérable dans un environnement urbain dense peut être considéré comme anormal dans un quartier calme.

            À noter

            Les troubles de voisinage peuvent aussi être d’origine olfactive (odeur), visuelle (par exemple obstruction de la vue).

            Vidéo – Idée reçue : Peut-on faire du bruit sans risque avant 22 heures ?

            Plusieurs démarches préalables sont à accomplir par étapes successives présentées ci-dessous.

            1. Aller voir l’auteur des nuisances

            Tout d’abord, il est nécessaire d’aller voir l’occupant du logement (propriétaire ou locataire) d’où proviennent les bruits pour lui faire part de votre gêne et lui demander de faire cesser les nuisances.

            2. Envoyer un courrier simple

            S’il n’agit pas, vous devez ensuite lui envoyer un courrier simple. Ce courrier doit rappeler :

            • L’origine du trouble (par exemple aboiement d’un chien ou bruits d’outil de bricolage)

            • La gêne occasionnée par ce bruit dans votre vie quotidienne (notamment atteinte à votre tranquilité ou à votre santé)

            • La nécessité de faire cesser les nuisances subies.

            Il est recommandé de réunir un maximum de preuves à l’appui de votre courrier.

            3. Envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception

            Puis, en cas d’inaction de l’auteur du trouble, vous devez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception le mettant en demeure de faire cesser la gêne occasionnée par le bruit.

            Cette lettre reprend les informations contenues dans le précédent courrier.

            Vous pouvez également vous aider d’un modèle de lettre pour rédiger votre courrier :

            Modèle de lettre à adresser au voisin bruyant

            À noter

            Le propriétaire est responsable du comportement et des troubles causés par son locataire. Par conséquent, si l’auteur des troubles est un locataire, vous devez également envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception au propriétaire du logement pour lui demander de prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires pour faire cesser les nuisances.

            4. En cas d’un logement en copropriété, avertir le syndic

            Par ailleurs, si le logement est en copropriété, il est recommandé de vérifier le règlement de copropriété. Ce document peut contenir des règles, notamment l’interdiction de troubler la tranquillité des occupants par tout bruit, de quelque nature qu’il soit. Les clauses du règlement de copropriété s’imposent aux propriétaires et aux locataires de l’immeuble.

            Dans le cas où l’auteur du trouble ne respecte pas le règlement de copropriété, vous devez avertir le syndic, par tous moyens (mail, lettre, etc.), des nuisances subies. En effet, le syndic est garant du respect du règlement de copropriété. Il doit donc effectuer toutes les démarches utiles pour préserver la tranquillité des occupants de l’immeuble.

            5. Avertir le maire

            Enfin, il est également recommandé de vérifier s’il existe un arrêté municipal (décision du maire) ou préfectoral (décision du préfet) concernant le bruit.

            Certains arrêtés peuvent, par exemple, imposer des horaires pour utiliser des outils de jardinage ou de bricolage (tondeuse à gazon, tronçonneuse, perceuse, etc.).

            Si l’auteur du trouble ne respecte pas les obligations de l’arrêté municipal ou préfectoral, il faut en avertir le maire par tous moyens.

            Faire appel à un commissaire de justice

            Vous pouvez faire appel à un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) pour qu’il établisse un ou plusieurs constats.

            Le procès-verbal de constat est un document officiel rédigé par un commissaire de justice. Ce document contient une description objective et impartiale de la situation. Il peut être accompagné de pièces (photographies, enregistrement audio, vidéo, etc.) et de mesures réalisées par le commissaire de justice (par exemple, mesure du niveau sonore).

            Ce document sera utile pour saisir, par la suite, le juge.

            Faire appel à la police ou la gendarmerie

            Vous pouvez faire appel à la police ou la gendarmerie pour faire constater les nuisances. Leur intervention consiste à procéder à un constat du bruit ainsi qu’à une verbalisation de l’auteur si les nuisances sonores sont avérées.

            Où s’adresser ?

             Commissariat 

            Où s’adresser ?

             Gendarmerie 

            À savoir

            Les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes, troublant la tranquilité d’autrui, sont punis par une amende de 450 € maximum. L’auteur du bruit peut se voir confisquer la chose qui a servi ou était destinée à commettre le bruit ou la chose qui en est le produit.

            Cette infraction peut également faire l’objet d’une amende forfaitaire pour un montant de :

            • 68 € si l’auteur du bruit règle l’amende immédiatement ou dans les 45 jours suivant le constat d’infraction (ou l’envoi de l’avis d’infraction s’il existe)

            • 180 € après ce délai.

            Vous pouvez également déposer une main courante ou porter plainte.

            Attention

            Une personne victime de menaces ou insultes pour de faux motifs de nuisances sonores peut également porter plainte pour harcèlement.

            En outre, une personne qui prévient à tort la police ou la gendarmerie risque une condamnation pour dénonciation calomnieuse. La peine maximale est de 5 ans de prison et 45 000 € d’amende. La personne visée par la fausse dénonciation peut porter plainte au pénal contre l’auteur des faits. Ce dernier peut aussi être poursuivi par le procureur de la République.

            Pour trouver une solution amiable avec l’auteur du bruit si les nuisances persistent malgré vos différents courriers, vous avez la possibilité de recourir à :

            • Un conciliateur de justice (démarche gratuite)

            • Ou à un médiateur (démarche payante)

            • Ou à une procédure participative (démarche payante avec recours à un avocat).

            Où s’adresser ?

             Conciliateur de justice 

            À savoir

            Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir faire, par la suite, un recours auprès du tribunal.

            Que demander au juge ?

            Si toutes les précédentes démarches n’ont pas abouti, vous pouvez agir en justice pour demander :

            • La cessation des nuisances, éventuellement sous astreinte

            Le juge va ordonner toutes les mesures qu’il estime utile pour faire cesser le trouble comme, par exemple, l’insonorisation du logement. Dans ce cas, il va chercher à préserver ou restaurer votre cadre de vie.

            • L’indemnisation du préjudice subi du fait du trouble anormal de voisinage

            Le juge peut condamner l’auteur du trouble à vous verser des dommages et intérêts pour réparer ou compenser le préjudice subi. Cette réparation concerne le préjudice matériel (par exemple, la dépréciation d’un bien immobilier) et le préjudice moral (par exemple, l’atteinte à la tranquillité).

            • La résiliation du bail du locataire à l’origine des nuisances.

            Cette action permet au syndicat des copropriétaires ou à tout copropriétaire d’obtenir l’expulsion du locataire, auteur des bruits.

            Rappel

            Il est obligatoire d’avoir recours à un conciliateur de justice ou à un médiateur ou à une procédure participative pour pouvoir, par la suite, faire un recours auprès du tribunal.

            Quelle est la juridiction compétente ?

            La juridiction compétente varie :

            Où s’adresser ?

             Tribunal judiciaire 

            • Pour un litige dont le montant est inférieur ou égal à 10 000 € , c’est la chambre de proximité (anciennement tribunal d’instance) du lieu où demeure l’auteur du bruit qui est compétente. Dans ce cas, l’avocat n’est pas obligatoire.

            Vous pouvez utiliser un formulaire pour saisir le tribunal.

          • Requête aux fins de saisine du tribunal judiciaire ou du tribunal de proximité
            • Pour une action en résiliation du bail, c’est le juge des contentieux de la protection du lieu de situation de l’immeuble qui est compétent.

            Un formulaire est disponible pour saisir le juge des contentieux de la protection.

          • Requête aux fins de saisine du juge des contentieux de la protection
          • Il est recommandé de se faire représenter par un avocat, même si la représentation n’est pas obligatoire.

            Quelles sont les documents à communiquer au juge ?

            Pour toute demande, il est obligatoire d’apporter la preuve de la réalité du trouble et de son caractère anormal. Pour cela, vous devez réunir à maximum de documents à l’appui de votre demande, notamment :

            • Courriers échangés avec l’auteur du bruit

            • Procès-verbal de constat établi par un commissaire de justice

            • Témoignages, pétitions

            • Récépissé de plainte ou de dépôt de main courante

            • Certificat médical si votre état de santé s’est dégradé en raison de ces nuisances.

            Toute preuve est recevable à condition qu’elle est été recueillie loyalement. Par exemple, vous ne pouvez pas photographier ou filmer votre voisin dans son domicile à son insu.

            1/ Aller voir son voisin

            L’informer de la gêne subie et trouver une solution commune pour y mettre fin.

            2/ Si les nuisances persistent

            Lui envoyer un courrier simple pour lui demander de faire cesser les nuisances sonores.

            3/ Si les nuisances persistent

            Envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception pour le mettre en demeure de faire cesser la gêne occasionnée par le bruit.

            4/ Si les nuisances persistent

            Prendre rendez-vous avec un conciliateur ou un médiateur pour trouver une solution amiable. 

            5/ En cas d’échec

            Agir en justice pour demander la cessation des nuisances subies et/ou l’indemnisation du préjudice.

            À savoir :

            Pour récupérer des preuves, vous pouvez :

            • Faire appel à un commissaire de justice pour qu’il constate la réalité et la nature du trouble subi dans un procès-verbal de constat

            • Déposer une main courante ou une plainte au commissariat ou à la gendarmerie

            • Demander des témoignages et/ou faire signer une pétition aux voisins.

          Troubles de voisinage

            Pour les travaux portant sur des bâtiments accueillant du public (commerces, restaurants …) se référer à la page spécifique.

            Faire sa demande en ligne

            Désormais pour réaliser vos démarches d’urbanisme, la commune met à votre disposition un service en ligne, le Guichet numérique des autorisations d’urbanisme (GNAU) sécurisé, gratuit et facilement accessible.
            Il vous permet d’accéder aux formulaires en ligne, de remplir la demande d’autorisation d’urbanisme nécessaire et de joindre les annexes puis de télétransmettre le dossier de demande à la commune.

            La cellule urbanisme reste votre interlocuteur privilégié pour vous accompagner tout au long de la procédure. N’hésitez pas à la solliciter dès la construction de votre dossier : urbanisme01@ussel19.fr

            Contact